Selon les chiffres du ministère de l’Agriculture publiés le 22 janvier 2021, alors que la consommation est affectée par les mesures sanitaires, les cours de la carotte en frais restent supérieurs à 2019 et à la moyenne de ces cinq dernières années.

La campagne de la carotte de saison a débuté en août 2020 dans la continuité de la carotte primeur, avec des cours fermes. La demande est ensuite restée timide en septembre au regard du fonctionnement au ralenti des collectivités.

Au début d’octobre, les ventes se sont dynamisées ; les cours sont restés haussiers avant d’être freinés par les vacances de la Toussaint. L’annonce du deuxième confinement a provoqué, à la fin d’octobre, un emballement de courte durée de la demande. Elle était tirée par les achats des ménages, mais elle a été assez vite contrebalancée par la nouvelle fermeture des restaurants et la baisse de fréquentation de la restauration collective.

En décembre 2020, la baisse saisonnière des prix s’est un peu accentuée mais les prix sont restés supérieurs de 4 % à ceux de la campagne précédente et de 22 % par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes.

La balance commerciale de la carotte en frais est en déficits

Sur la période de mai à novembre 2020, le déficit du commerce extérieur de carottes pour le marché du frais (–43 400 tonnes) s’accentue de 19 % sur un an sous l’effet du fort repli des exportations (46 100 tonnes), de 17 % sur un an bien que les importations (89 500 tonnes) fléchissent également de 3 % sur un an.

Une production pour 2020-2021 stable sur un an malgré les quelques aléas climatiques

Difficulté de gestion des adventices, canicule estivale et pression parasitaire, la campagne de production de 2020-2021 a été quelque peu perturbée.

Malgré cela, les surfaces nationales implantées en carottes pour le marché du frais s’établissent à 8 064 hectares, stables par rapport à la campagne précédente mais en hausse de 6 % par rapport à la moyenne de 2015-2019.

La production nationale de carottes pour le frais est estimée à 305 065 tonnes, également stable par rapport à l’année passée mais en baisse de 3 % par rapport à la moyenne quinquennale.

R.H.