L’indice des prix alimentaires de la FAO est en hausse de 1,1 % en mars. Il poursuit sur la tendance démarrée en février après plusieurs mois de baisse. C’est ce qu’indique l’organisme onusien dans sa tendance mensuelle publiée le 5 avril 2018.

Les céréales tirent les prix mondiaux

Les prix des céréales profitent d’une hausse à deux chiffres sur un an (12,1 %). Les prix du blé ont particulièrement augmenté, « en raison des inquiétudes liées aux conditions climatiques, avec notamment une période de sécheresse prolongée aux États-Unis et un temps froid et humide dans certaines régions d’Europe », indique la FAO. De leur côté, les prix du maïs se sont consolidés « grâce à une forte demande mondiale et à de mauvaises perspectives de récoltes en Argentine ».

Les produits laitiers enregistrent eux aussi une belle augmentation. Ils grimpent de 3,3 % entre février et mars et retrouvent leur niveau de mars 2017. « Une production néo-zélandaise plus faible que prévu et la forte demande mondiale pour ces produits a contribué à faire augmenter les prix du beurre, du fromage et de la poudre de lait entier », explique la FAO.

Les prix mondiaux de la viande restent stables entre février et mars. Sur un an, ils progressent de 3 %. « Les cotations en viande ovine ont augmenté, elles ont légèrement progressé en viande porcine, la volaille est restée stable alors que la viande bovine est en baisse », détaille la FAO.

Baisse du sucre et des huiles de colza et tournesol

L’indice des huiles végétales de la FAO est en légèrement baisse, mais de manière marginale par rapport à la chute des derniers mois. C’est « en raison de la baisse des prix des huiles de soja, de colza et de tournesol, tandis que les prix de l’huile de palme ont augmenté du fait de perspectives faisant état d’une reprise des importations européennes de biodiesel fabriqué à partir d’huile de palme en Indonésie ».

Les prix du sucre ont baissé de 3,4 %, soit 27,5 % en moins que leur niveau de mars 2017, « une situation qui s’explique surtout par des disponibilités à l’exportation plutôt importantes », indique la FAO.

T.D. avec l’AFP