Le groupe des producteurs de pommes de terre du Nord-Ouest européen (NEPG) alerte, dans un communiqué de presse diffusé le 18 février 2021 sur des prix contractuels en baisse alors que les coûts de production tendent à augmenter, précisant néanmoins que cette observation est variable selon les pays.

Des prix qui ne reflètent pas les coûts de production

En effet, « les prix pour la livraison départ champ et octobre-novembre sont généralement inférieurs — de 5 à 10 % — à l’année précédente », estime le communiqué, à la suite de la parution récente des prix des contrats des transformateurs. En fin de saison cependant, « la baisse est moindre » et généralement les prix sont un peu supérieurs à la saison passée.

De plus, « certains transformateurs ont proposé des contrats à un tonnage par hectare inférieur à celui de l’année dernière » et « des superficies plus importantes que pour la saison 2020-2021 », indique le communiqué.

D’un autre côté, les coûts de production tendent à augmenter du fait de l’arrêt du CIPC, un antigerminatif de stockage. Ce qui conduit à des changements de pratiques au champ ou en bâtiment parfois plus coûteuses ainsi que des investissements pour le stockage chez les producteurs non ou peu équipés.

Ainsi, « le NEPG exhorte les producteurs à effectuer une analyse précise de leurs coûts de production avant de signer quoi que ce soit ». Du fait de ces augmentations de coûts mais aussi de la baisse des rendements, le groupe pointe les difficultés financières de certains producteurs.

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Sur le marché libre, des prix d’achat en hausse

Concernant le marché libre du début de l’année, « les prix des achats ont triplé et continuent d’augmenter avec une demande supérieure à l’offre », souligne le communiqué.

Par ailleurs, « au cours des dernières semaines, les négociants et/ou les transformateurs ont également acheté à des prix beaucoup plus élevés pour la livraison de mars à juin, créant une sorte de double marché, ce dernier étant beaucoup moins visible que le premier pour la livraison immédiate. »

Charlotte Salmon