Réunis à l’appel de la FDSEA et de JA, les manifestants avaient l’intention de distribuer aux automobilistes cinq tonnes de tomates provenant de la région de Paimpol (Côtes-d’Armor). « Les tomates sont achetées aux producteurs 25 centimes le kilo alors que le prix de revient est de 90 centimes le kilo », explique Didier Lucas, le président de la FDSEA des Côtes-d’Armor.

Des dégradations de trésorerie dans toutes les filières

« Les importations de tomates explosent », poursuit-il dit, pointant l’Espagne avec laquelle la concurrence est faussée, estime-t-il. Plus globalement, les deux syndicats s’inquiètent de la dégradation financière de la comptabilité des exploitations dans toutes les filières de production de la région, et du risque conséquent de perte d’emplois.

« En porc, le cours n’a pas atteint le prix de revient depuis le début de l’année, reprend Didier Lucas. En lait, on arrive tout juste à l’équilibre, mais sans pouvoir se verser de revenu. C’est dramatique en termes de trésorerie. Il faut absolument que ça bouge. Beaucoup d’éleveurs parlent d’arrêter […]. On est en train de perdre en termes de volumes de production. »

« Même pas un simulacre de résultat »

« On nous a amusés pendant un an » avec les États-généraux de l’alimentation (EGA) et « il n’y a même pas un simulacre de résultat, juge-t-il. […] Tous les industriels et les grandes surfaces ont signé une charte d’engagement en décembre dernier mais on a l’impression que tout ça, ce ne sont que des mots. »

En milieu de journée, un bouchon de plusieurs kilomètres s’était créé sur cette route nationale très fréquentée, selon la direction interdépartementale des routes Ouest.

AFP