En mars dernier, l’excédent commercial agroalimentaire de la France a atteint 973 millions d’euros. Il progresse donc de 55 millions d’euros en glissement annuel. C’est ce qu’indique Agreste dans une note de conjoncture. « La crise sanitaire mondiale du Covid-19 et le confinement à compter du 15 mars (2020) entraînent une contraction des échanges », précise Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture.

Cette évolution à la hausse du solde commercial français s’explique donc par une baisse des importations de 2 % en valeur en un an (–120 millions d’euros) plus forte que la baisse des exportations, 1 % en valeur en 1 an (–65 millions d’euros).

Les exportations de produits transformés vers les pays tiers reculent

C’est avec les pays tiers que les échanges ont le plus ralenti en mars 2020. En effet, avec ces derniers, l’excédent commercial de la France s’établit à 870 millions d’euros, soit une diminution de 172 millions par rapport à mars 2019.

Les exportations ont reculé de 217 millions d’euros en glissement annuel (–8 % en valeur). Cette baisse concerne « exclusivement les produits transformés (–244 millions) en lien avec le recul des ventes de vins et de spiritueux (–179 millions d’euros sur un an) principalement vers les États-Unis et le Royaume-Uni pour les premiers et vers l’Asie (Singapour, Chine) pour les seconds ».

Pour l’ensemble des produits transformés, l’excédent des échanges de la France a « atteint 427 millions d’euros en mars 2020 (+8 millions d’euros par rapport à mars 2019) ». Cette hausse « concerne exclusivement les pays de l’Union européenne (+187 millions d’euros) », indique Agreste.

Un solde excédentaire avec l’Union européenne

Les échanges commerciaux avec l’Union européenne ont été plus fructueux puisque le solde commercial de la France redevient excédentaire à 103 millions d’euros. En un an, il a augmenté de 227 millions d’euros. Une progression qui s’explique par « une hausse des exportations (+151 millions, soit +5 %) conjuguée à une baisse des importations (–75 millions, soit –2 %) ».

Concernant les produits bruts, leur solde est excédentaire de 546 millions d’euros. Il augmente de 47 millions d’euros sur un an. Il bénéficie lui aussi d’une amélioration des échanges avec les pays de l’Union européenne, puisque cette hausse « résulte pour plus de 80 % de l’amélioration de l’excédent des échanges avec l’UE ».

Des exportations de céréales dynamiques

Les exportations de produits bruts (plus de 1,7 milliard d’euros) progressent de 58 millions d’euros (+3 % par rapport à mars 2019). En dépit du contexte, les ventes de céréales sont restées très dynamiques, elles augmentent de 101 millions d’euros sur un an (+13 %).

C’est le maïs qui est le principal contributeur de cette évolution, malgré un prix moyen à l’exportation en baisse de 10 % sur un an, les exportations de maïs ont augmenté de 76 millions d’euros en glissement annuel.

Les importations de produits bruts ont aussi progressé de 11 millions d’euros par rapport à mars 2019.

M.-A. B.