Le transport fluvial de marchandises a conservé sa dynamique en 2020, dans un contexte de crise sanitaire qui a fortement impacté l’économie, a annoncé Voies navigables de France (VNF) dans un communiqué de presse diffusé le lundi 1er mars 2021. Grâce notamment, à la filière agricole qui a continué à fonctionner pleinement.

Cela « a permis de constater une augmentation importante de ses trafics sur le premier semestre (+12, 6 % en tonnes kilomètres sur la période), due aux excellentes récoltes de 2019 ». Elle a toutefois été touchée par la mauvaise récolte céréalière de 2020 au second semestre (–17,9 % en t-km sur cette période).

Principale filière utilisatrice

Au final, « après avoir connu une croissance à deux chiffres en 2019, la filière céréalière enregistre en 2020 une baisse contenue de ses trafics, à –3,2 % en t-km (2,2 milliards de t-km) et –8 % en volume (13,2 millions de tonnes transportées) », estime VNF. Elle se maintient ainsi à un niveau supérieur à 2018 et est la principale filière utilisatrice des voies navigables, avec les matériaux de construction.

Croissance dans le nord de la France

La tendance par grands bassins est toutefois contrastée. Le trafic dans le nord de la France enregistre ainsi une croissance de 4,7 % en t-km (environ 855 millions de t-km). Depuis 2018, la croissance est même de 7,6 % en t-km.

« Ces bons résultats s’observent du fait de l’activité en croissance des filières agricoles (+19,7 % en t-km) et énergétique (+3,9 % en t-km), note VNF. Le port de Dunkerque a enregistré en 2020 un trafic fluvial record de 3,3 millions de tonnes de céréales (+63 % en volume) et a bénéficié d’un accroissement des importations de produits pétroliers. »

Sur le bassin de la Seine, le transport de céréales a été stable au terme de l’année 2020 (1,2 milliard de t-km ; 4,12 millions de tonnes transportées) tandis que sur l’axe rhénan français, le trafic a reculé, notamment du fait de la mauvaise récolte céréalière de 2020. Même chose sur le bassin mosellan : la filière agricole a reculé en 2020 du fait de la baisse des exportations vers l’Allemagne et les Pays-Bas.

Isabelle Escoffier