Un salon qui a la fibre du lin
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  • C’est dans l’Eure que l’institut technique Arvalis a choisi d’organiser le premier salon du lin fibre. Durant deux jours, les différents acteurs de la filière se sont donc donnés rendez-vous dans la plaine du Neubourg.

  • La culture du lin, et surtout sa récolte, exigent des machines très spécifiques. De l’arracheuse à l’enrouleuse, en passant par les retourneuses, une grande partie des machines sont automotrices.

  • Depoortere présentait une nouvelle génération d’écapsuleuse, après avoir arrêté sa production pendant 10 ans. Baptisée Decahyt, cette nouvelle génération travaille sur deux nappes. Elle intègre notamment une cabine Claas ainsi qu’un caisson de nettoyage New Holland. Cette machine très spécifique est surtout affectée aux producteurs de semences.

  • Le spécialiste belge fait aussi évoluer son arracheuse. Tout comme l’écapsuleuse, elle hérite d’une cabine Claas en position centrale et d’un moteur Stage V. Sur cette machine, le constructeur annonce une vitesse de travail pouvant atteindre les 20 km/h.

  • Les retourneuses de la marque gagnent également en confort, en intégrant une suspension sur la roue avant et une cabine suspendue. Ces machines sont désormais homologuées pour rouler à 40 km/h.

  • Union, autre constructeur belge spécialisé, dévoilait sur le salon sa Rafale, la remplaçante de la GX 250. Cette enrouleuse automotrice possède désormais une largeur de transport inférieure à 2,55 m et une vitesse maximale sur route de 40 km/h. Elle intègre un capteur pour adapter la vitesse de la chambre en fonction du volume de la nappe.

  • Maschio exposait fièrement sa 500e presse « Extreme HTI Lino » vendue en France. Cette machine dédiée au lin, reçoit un nouveau couteau, plus adapté à la coupe des ficelles destinées au lin.

  • Le constructeur Van Iseghem exposait ses souleveuses à lin autoanimées. Ces machines portées sont utilisées sur les andains pour améliorer leur régularité et leur séchage, mais également pour limiter le développement des adventices. La gamme comprend des machines travaillant sur deux, trois et quatre nappes.

  • Hyler, jeune constructeur belge, présentait son Easy-Turn 113. Cette retourneuse à 1 nappe, possède un 4-cylindres de 76 ch. Plus simple et plus compacte que les modèles à deux nappes, la Easy-Turn se veut logiquement plus accessible.

  • Dehondt, seul constructeur français spécialisé dans les machines à lin, exposait sa gamme. Elle comprend les différents types d’enrouleuses, du modèle en ligne traîné, aux modèles automoteurs, en passant par la solution traînée et déportée. La SARL Sablon, concessionnaire de la marque dans la Somme, exposait également un kit à placer devant le pick-up, pour adapter des presses standards à la récolte du lin.

  • Le constructeur normand présentait sur sa retourneuses à deux nappes, une solution de guidage par reconnaissance d’images. Deux caméras sont placées sous la casquette de la cabine. Elles vont servir à déterminer en permanence, l’axe médian des deux nappes, et ainsi guider la machine.

  • Sur son arracheuse, Dehondt monte un système intermédiaire entre l’élément arracheur et la table d’étalage. Le but est d’éviter le bourrage lorsque la table est en position décalée.

  • Véritable local de l’étape, Bonnel exposait une partie de sa gamme et notamment la version définitive de son scalpeur MC. Cette version est munie de trois rangées de dents et de roues en position centrale, montées sur balancier.

  • La réussite du désherbage est importante pour assurer une récolte propre. Comme pour les autres cultures, le désherbage mécanique a le vent en poupe. Il était bien représenté sur le salon, avec des solutions chez Einböck, Carré, ou encore Horsch.

  • Toujours en désherbage mécanique, Novaxi (importateur français de Garford) commercialise désormais les bineuses animées Rukaby Feldklassez. Elles sont destinées à travailler l’interrang sur des planches de cultures légumières à faible écartement.

  • En dehors du machinisme, ce salon organisé par Arvalis, proposait également différentes vitrines végétales, avec la présentation de plusieurs espèces de lin fibre.

  • L’institut technique exposait également des essais autour de la profondeur de semis, ou encore de la densité implantée à l’hectare.