Les surfaces de lentilles ont plus que doublé en trois ans, pour atteindre plus de 45 000 hectares en 2018. « Malgré l’engouement des consommateurs français pour ces protéines végétales avec une consommation qui a augmenté de 12 % en 2017, les ventes ne permettront pas d’absorber les volumes prévus sur notre marché national », s’inquiète l’interprofession dans un communiqué le 20 février 2019.

Elle note également un niveau de production record cette année. « Aussi, les volumes additionnels seront destinés à l’exportation engendrant un revenu inférieur de 30 % pour le producteur et surtout une volatilité des prix importante ».

Dans ce contexte, l’Anils demande aux producteurs de semer leurs lentilles avec obligatoirement un contrat de vente auprès d’un OS. « Cela permet de mieux encadrer la production et surtout de limiter la volatilité des prix », explique-t-elle.

Multiplier par 10 les surfaces bio

Pour l’Anils, le marché du bio a cependant « un bel avenir ». « Les standards dans les autres pays ne permettent pas d’offrir un produit conforme à notre législation et à l’exigence des consommateurs. Il faudrait multiplier par 10 les surfaces dans les trois prochaines années pour suivre la demande française, et par 100 la demande européenne », indique l’interprofession.

H.P.