« Malgré l’engouement des consommateurs français pour ces protéines végétales avec une consommation qui a augmenté de 12 % en 2017, selon la FNLS (1), couplé à la valorisation de l’origine France, les ventes ne permettront probablement pas d’absorber les volumes prévus », détaille le communiqué de l’Anils diffusé le 19 mars 2018.

Semer avec un contrat de vente

« Aussi, les volumes additionnels seront destinés à l’exportation engendrant un revenu inférieur de 30 % pour le producteur et surtout une volatilité des prix importante », alerte l’Anils, qui conseille aux producteurs de semer avec un contrat de vente. « Pour exemple, en moins de 15 jours, avec le renforcement des barrières à l’importation en Inde, le prix du pois chiche a été divisé par 2 et le prix des lentilles a chuté de 30 % au Canada sur le marché conventionnel. »

Par contre, l’association estime qu’en agriculture bio, il faudrait multiplier par 10 les surfaces dans les trois prochaines années pour suivre la demande française (× 100 pour la demande européenne).

H.P.

(1) Fédération nationale des légumes secs.