Au 1er octobre 2020, les surfaces françaises de poireaux étaient estimées à 4 985 ha, soit un repli de 1 % en glissement annuel. C’est ce qu’indique Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture, dans sa dernière note de conjoncture. C’est notamment dans les Pays de la Loire et en Normandie que les emblavements régressent.

La sécheresse plombe les rendements

Agreste estime que la production nationale de poireaux atteindrait 147 560 tonnes pour cette campagne. Elle reculerait donc de 5 % sur un an et par rapport à sa moyenne quinquennale. Les analystes expliquent ce recul par la sécheresse intervenue à l’été 2020 qui pèse sur les rendements de la plupart des bassins producteurs et retarde parfois la croissance des cultures.

En septembre, la demande rebondit

Du côté des prix, ils étaient soutenus au début de la campagne de 2020-2021, faisant suite au confinement. Agreste indique que le climat maussade de juin a soutenu la demande de poireaux. En août, en dépit du creux de production, les cours ont reculé. Cette baisse s’explique par « une consommation inerte au vu de la météo estivale ».

En septembre, les prix ont rebondi en raison d’une réactivation de la demande « par le retour de températures plus fraîches à la fin du mois ». Ils étaient donc en hausse de 18 % par rapport à la campagne précédente et de 17 % par rapport à la moyenne sur cinq ans.

Marie-Astrid Batut