Depuis le début de la campagne, le poireau voit ses cours bien orientés, au-dessus de ceux de l’an dernier. C’est ce que constate le ministère de l’Agriculture dans sa dernière note Agreste. La chaleur estivale avait eu raison des prix en septembre, puis les chiffres se sont redressés dès l’automne.

La demande s’est dynamisée tandis que les poireaux étaient moins nombreux sur le marché. En revanche, les consommateurs ont boudé ce légume en décembre. Pas de place pour lui dans les menus de fête. En conséquence, les prix se sont infléchis par rapport aux deux mois précédents tout en se maintenant au-dessus des cours de décembre 2015.

En janvier, en raison des fortes gelées qui ont freiné les arrachages, les cours sont repartis à la hausse, avant de redescendre à nouveau en février. Néanmoins, depuis le début de l’année, les prix s’affichent au-dessus de ceux de la campagne précédente.

Le déficit des échanges s’accroît

Sur les huit premiers mois de la campagne, en données cumulées, les importations ont augmenté de 4 %, et les exportations ont chuté de 23 % par rapport à la même période lors de la précédente campagne. Bilan, le déficit des échanges s’accroît de 53 %.

Selon la note d’Agreste, les superficies implantées en poireaux au cours de la campagne de 2016-2017, environ 4 890 ha, se replieraient de 2 % sur un an et de 5 % par rapport à la moyenne allant de 2011 à 2015. Quant aux prévisions de production nationale, elles affichent 160 000 tonnes. Un chiffre à la baisse, avec des évolutions contrastées selon les bassins. La récolte nationale serait en retrait de 3 % sur un an et de 1 % par rapport aux cinq dernières campagnes.