Selon les estimations au 1er février 2021, les superficies implantées en racines d’endive (8 832 ha) destinées à la production de chicons d’endive pour la campagne de 2020-2021 seraient stables sur un an, indique Agreste dans une note de conjoncture. Mais elles reculeraient de 1 % par rapport aux surfaces moyennes sur cinq ans.

La production de racines d’endive augmente de 3 % sur un an

La production de racines (261 855 tonnes) de la campagne de 2020-2021, qui s’étend de mai à novembre 2020, serait en augmentation de 3 % par rapport à la campagne précédente mais en baisse de 2 % par rapport à la moyenne quinquennale.

En octobre, les précipitations sont bénéfiques pour les cultures et les calibres, bien qu’irréguliers, sont majoritairement gros.

En novembre, la transition entre les racines de report et les nouvelles racines reste compliquée, conséquence des sécheresses des mois passés malgré le retour de la pluie. Les derniers arrachages ont lieu au début de décembre.

La production des chicons d’endive suit la tendance haussière

La production de chicons d’endive, obtenue à partir du forçage des racines et récoltée entre septembre 2020 et août 2021, serait de 152 709 tonnes. Bien qu’en léger retrait par rapport à la moyenne de 2015 à 2019, elle serait en hausse de 9 % par rapport à la campagne précédente.

Les rendements restent faibles en octobre, les endives étant alors obtenues à partir du forçage des racines de report. La production augmente à partir de la mi-novembre en conséquence de la transition vers les racines de l’année. Au mois de décembre, les rendements sont en nette progression et le produit bénéficie d’une bonne qualité.

Les récoltes mensuelles d’endives 2020-2021 sont supérieures à celles de 2019-2020 à partir du mois de novembre. © Agreste/Eurostat/SSP

Le marché de l’endive se rééquilibre en janvier 2021

Au début de la campagne de 2020-2021, le contexte de commercialisation compliqué conjugué au repli de la production et à une demande active contribue à la grande fermeté des prix de l’endive de septembre à novembre 2020.

L’offre progresse en novembre mais ne permet pas de satisfaire la demande, particulièrement en début de mois, et les cours restent en hausse par rapport à la moyenne de 2015 à 2019 et à la campagne précédente.

Cependant, en décembre, avec la hausse des volumes disponibles et un tassement de la consommation en cette période morose pour l’endive, les prix chutent brutalement au niveau de ceux de la moyenne quinquennale. Une partie de la production est parfois redirigée vers les banques alimentaires faute de débouchés.

Le marché se rééquilibre en janvier avec une offre quelque peu freinée et une demande dynamisée par la rentrée. En janvier 2021, les cours sont inférieurs de 16 % à ceux de la campagne précédente mais sont supérieurs de 12 % à ceux de la moyenne de 2015 à 2019 de janvier.

Les inquiétudes se portent sur le mois de février, dont les cultures comptent des variétés très productives, au vu de la difficulté pour anticiper la commercialisation.

Le contexte de commercialisation compliqué conjugué au repli de la production et à une demande active contribue à la grande fermeté des prix de l’endive de septembre à novembre 2020. © Agreste/Insee

Entre septembre et décembre 2020 (campagne de 2020 à 2021), les importations atteignent 1 100 tonnes, soit une hausse de 8 % par rapport à la même période de 2019 et les exportations, 3 000 tonnes, sont en baisse de 25 % par rapport à cette même période. Ainsi, le solde, bien qu’excédentaire à 1 800 tonnes, se dégrade de 36 %.

Oriane Dieulot