Selon une note Agreste du ministère de l’Agriculture, publiée le 21 septembre 2017, la campagne de la tomate a démarré avec des tarifs nettement supérieurs à ceux de février 2016. Puis, « les prix se sont repliés à partir de mars jusqu’au mois de mai où ils ont fini par s’inscrire en dessous de la moyenne 2012-2016. En juin, les conditions estivales ont raffermi la demande, qui avait tardé à se dynamiser jusque-là. »

Décrochement en juillet

Dans un contexte d’offre nationale restreinte et de repli des importations, les cours ont gagné en fermeté. En juillet et jusqu’à début août, l’offre montant en puissance et la demande ne suivant pas, les tarifs ont décroché en moyenne de 21 % entre juin et juillet 2017 et de 31 % par rapport à juillet 2016. Il faudra attendre le mois d’août pour voir les prix se ressaisir, mais il reste 22 % en dessous des prix d’août 2016.

Côté production, les surfaces implantées pour le marché du frais représentent 2 340 ha, un chiffre stable sur un an. Le mode de culture dominant reste celui sous serre en abris hauts, pour 84 % des surfaces.

Les surfaces en plein air tendent à diminuer. Selon les estimations établies au 1er septembre 2017, la production nationale destinée au marché du frais est de 576 400 t serait en baisse de 8 % sur un an.

Le concombre en crise

Le concombre aussi accuse une baisse de prix. Si en tout début de campagne, les volumes encore modestes ont pu soutenir les tarifs, dès mars, l’afflux progressif des apports tirait la tendance vers le bas.

« À partir d’avril, la baisse des prix du concombre s’est accélérée avec la montée en puissance de la production et le ralentissement de la demande intervenue en milieu du mois en raison de la météo », décrit le ministère dans une seconde note Agreste.

D’ailleurs, le concombre a été déclaré en crise conjoncturelle le 20 avril par le Réseau des nouvelles des marchés, et ce, jusqu’au 11 mai. Il retrouve sa place dans le bac à légumes des réfrigérateurs dès le mois de juin, avec une météo estivale. Les prix se sont raffermis, et sont 9 % au-dessus de ceux de juin 2016. Mais l’appétit pour les salades de l’été n’a pas suffi à écouler l’offre en juillet.

Les importations ont augmenté de 40 % sur un an en juin avant de ralentir en juillet. « Malgré les dons et les destructions pour réduire l’offre et les opérations promotionnelles pour écouler les approvisionnements, les cours dégringolent : 37 % de moins par rapport à août 2016. Une nouvelle crise est déclarée, du 8 août au 4 septembre.

Selon les estimations au 1er septembre 2017, 576 ha ont été implantés, une surface en légère augmentation par rapport à la campagne précédente. La production nationale de concombres affiche 129 860 tonnes, soit une hausse de 3 % sur un an. Le printemps clément et le début d’été ensoleillé ont été favorables à la culture. En cumul, sur les six premiers mois de la campagne, la production a bondi de 15 %, avec une récolte printanière en nette progression. Puis elle a décroché dès juillet.