Selon les estimations du ministère de l’Agriculture au 1er octobre 2021, la production de chicorée d’été de la campagne de 2021-2022 (24,3 millions de têtes) est estimée en nette diminution, de 16 % sur un an et de 39 % par rapport à la moyenne sur cinq ans. Cette baisse de production s’explique à parts égales par le recul des surfaces et par celui des rendements.

Les superficies nationales en chicorée d’été de la campagne de 2021-2022 seraient de 727 ha, en repli de 8 % sur un an. La perte d’assolement est plus importante pour la variété scarole (−12 %) que pour la frisée (−5 %).

Les récoltes pâtissent en effet des conditions humides de l’été

Pour ce qui est des rendements, le gel du mois d’avril retarde les entrées en production dans le Nord. Les précipitations abondantes de la période estivale y complexifient ensuite les opérations dans les champs. Les volumes récoltés sont très variables tandis que des pertes sont constatées.

La production dans les bassins du Sud a essentiellement lieu en hiver et les premières rotations commencent en octobre. L’humidité est importante et favorise l’apparition de nuisibles (limaces et escargots) dans le Sud-Est.

Des prix fermes jusqu’en octobre

Du début de la campagne estivale de 2021 de la chicorée en mai, jusqu’en octobre, les prix de la chicorée sont fermes par rapport à ceux de la campagne précédente et par rapport à ceux de la moyenne de 2016 à 2020. La réouverture des restaurants permet de soutenir la commercialisation depuis le début de la campagne. Les dégâts causés par le gel en Europe contribuent également à la progression des prix.

Le mois de novembre marque le pic de production pour le bassin Sud-Est et ainsi une baisse des prix. En novembre, les cours sont inférieurs de 1 % à ceux de la moyenne sur cinq ans et de 2 % par rapport à ceux de la campagne précédente.

R.H.