« Les producteurs de pommes vendent prioritairement leurs fruits aux marchés de bouche, au détriment des pommes destinées à l’industrie, ce qui renforce nos difficultés d’approvisionnement en ce moment, aussi bien en quantité qu’en qualité (baisse de l’acidité). » C’est le constat amer que fait l’Union nationale interprofessionnelle des jus de fruits dans un communiqué du 15 mai. « Ces constats sont observés sur le circuit des pommes conventionnelles et plus encore sur celui des pommes bio, compte tenu d’une production encore plus limitée » précise-t-elle.

Baisse de la production de 25 %

Cette situation est le résultat d’une production européenne en berne avec des pertes allant jusqu’à 80 % à cause de gels tardifs au printemps 2017. La World Apple and Pear Association a confirmé ces très mauvais chiffres de production avec une diminution de l’ordre de 25 % par rapport à l’année dernière, soit une production totale 2017 estimée à 9,2 millions de tonnes. Des pays, habituellement tous exportateurs de pommes, ont été particulièrement touchés comme l’Italie (–28 %), la Pologne (–30 %) et l’Allemagne (–50 %).

Baisse des stocks de 36 %

Au final, les stocks de pommes sont actuellement historiquement bas (–36 % par rapport à l’année dernière). « Ceux de l’Allemagne, l’Italie ou encore la Pologne ont été divisés par deux », précise l’interprofession qui traverse une situation encore plus compliquée que prévu en termes d’approvisionnement et tente de limiter les conséquences pour leurs clients.

F.M.