Sur le stand de la Commission européenne au Salon international de l’agriculture, le vice-président de la BEI, Ambroise Fayolle, a signé un prêt de 170 millions d’euros avec la coopérative auvergnate Limagrain, quatrième semencier mondial via sa filiale Vilmorin. Ce financement est garanti par le fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS).

Cette opération est une première pour la BEI dans le secteur semencier. « Cet investissement marque une nouvelle étape importante de la BEI dans son soutien à la compétitivité du secteur agricole, dans le respect des meilleures normes environnementales », affirme Ambroise Fayolle.

Développer des semences sans OGM

Damien Bourgarel, directeur général de Limagrain, a salué ce « solide encouragement pour apporter des solutions innovantes aux agriculteurs », tout en rappelant « qu’un jeune sélectionneur doit attendre dix ans pour obtenir des résultats sur une nouvelle semence ». Ce prêt servira au développement de « semences plus performantes, plus réactives aux agressions et aux ravageurs et plus résistantes au climat qui change », complète-t-il.

Le soutien financier de l’Europe est d’autant plus crucial que le semencier est contraint par la Cour européenne de justice de ne pas utiliser les nouveaux outils permettant d’accélérer la sélection génétique, considérant que les semences qui en sont issues relèvent de la réglementation sur les OGM.

Le prêt aidera la recherche « centrée sur les axes spécifiques d’amélioration des qualités agronomiques des cultures (rendement, résistance aux maladies et aux ravageurs, adaptation à différents climats et territoires, tolérance à la sécheresse ou meilleure absorption des nutriments) et des qualités alimentaires et environnementales des cultures », souligne la Commission européenne.

J.P. avec l’AFP