« Alors que les fruits et légumes sont primordiaux pour la santé, nous sommes oubliés par les pouvoirs publics ! » ont déploré Bruno Dupont, Christel Teyssedre et Jacques Rouchausse, les présidents d’Interfel, d’Aprifel et du CTIFL le 10 janvier 2017 à Paris lors d’une conférence de presse. L’interprofession des fruits et légumes frais ainsi que l’institut technique ont souhaité tirer ensemble la sonnette d’alarme.

Outre un investissement à long terme dans les projets de recherche, l’interprofession demande une plus grande visibilité dans l’espace public, et des moyens alloués à des campagnes de publicité. « Les études scientifiques le montrent : la sous-consommation de fruits et légumes est un gros risque pour la santé », appuie Louis Orenga, directeur général des trois structures.

Approche collective

Les représentants de la filière ont aussi mis l’accent sur les efforts collectifs faits ces dernières années : faisaant suite à la suppression en 2015 de la taxe fiscale affectée (TFA) qui permettait de financer le CTIFL, une augmentation de la CVO pour l’ensemble des acteurs de la profession avait été mise en place.

« Un effort qui n’a été fait dans nulle autre interprofession ! » a insisté Bruno Dupont, président d’Interfel. Toujours dans une approche collective, la filière devrait prochainement accueillir une quatorzième famille au sein de l’interprofession : celle des importateurs.

Adèle Magnard