Ouverte aux restaurateurs, cavistes ou bars à vin, mais aussi à tous les particuliers désireux d’aider les viticulteurs en détresse, la campagne ouverte jusqu’au 16 octobre « espère réunir quelque 150 000 euros », indique son promoteur Julien Fouin, président de l’association.

2 € par bouteille vendue

La règle du jeu pour les professionnels : pour chaque bouteille de vin vendue, 2 € seront reversés à l’association, qui avait réuni 52 319 € l’an passé pour sa première édition et aidé 39 jeunes viticulteurs mis en difficulté par les aléas climatiques.

Depuis le 25 septembre, lancement de l’opération, une centaine de professionnels, grossistes en boisson, cavistes ou bars à vin, ont contacté l’association pour y participer, détaille Julien Fouin, un ancien journaliste qui dirige sept restaurants et bars à vin à Paris.

En retour, ils reçoivent une affiche présentant l’opération et s’engagent à verser une somme en fin de campagne à l’association. « Nous, restaurateurs, devons nous montrer solidaires des agriculteurs et des viticulteurs, car le vin représente souvent un tiers de notre chiffre d’affaires », ajoute-t-il.

« 40, 50 et parfois 70 % » de la récolte perdue

« Beaucoup de gens ne se rendent pas compte de l’impact des changements climatiques », selon lui. « Nous travaillons en direct avec des dizaines de vignerons qui nous appellent pour nous dire qu’ils ont perdu 40, 50 et parfois 70 % de leur récolte ou plus, certains ne savent même pas s’ils vont pouvoir continuer leur activité. »

Julien Fouin se dit aussi « frappé par l’élan de solidarité international » l’an passé, également marquée par des épisodes de gel, destructeurs pour les vignes. Un bar à vin de New York, un brasseur bruxellois avaient tenu à participer l’opération.

« Le vin français a une aura internationale extraordinaire », explique-t-il, en rappelant que les produits agricoles sont le deuxième pilier des exportations françaises derrière l’aéronautique.

Les particuliers désireux de participer peuvent aller sur le site

Une aide ciblée

Le choix des viticulteurs qui bénéficieront des fonds levés se fait via le bureau de l’association. « Nous essayons d’aider en priorité des exploitations de moins de 10 ans dont la récolte a été détruite à 70 % ou plus » pour mettre en place des projets concrets, que ce soit des achats de ceps, de vin ou des actions de vente directe, précise Julien Fouin.

AFP