Sur ses 160 hectares, Ludovic Segault, agriculteur à Sarnois, dans l’Oise, ne compte que 1,5 ha sous l’eau. Mais tous ses champs sont touchés par le surplus d’eau. Les fortes précipitations de l’automne et de l’hiver ont retardé la date du premier apport d’engrais. Certaines parcelles ne l’ont d’ailleurs toujours pas reçu. Et la météo annonce encore de l’eau pendant encore au moins une semaine dans le nord. Selon Météo-France, la pluviométrie a été excédentaire de plus de 10 % sur l’Hexagone depuis le début de l’hiver.

À cause des faibles reliquats et la bonne croissance des plantes liées à la douceur hivernale, et les difficultés pour rentrer dans les parcelles, Ludovic Segault estime être en retard sur les besoins des cultures. Il a pourtant des terres plutôt limoneuses, mais elles sont parsemées de « mollières », des zones où le risque d’enlisement est très élevé dès que le sol est gorgé d’eau. « Un voisin s’est même enlisé hier », explique-t-il.

Certains colzas n’ont pas supporté l’excès d’eau. « Ils sont violets et quand on tire dessus, ça vient tout seul », décrit Ludovic Segault. L’agriculteur de l’Oise cultive aussi des pois et des féveroles de printemps ainsi que des betteraves. Mais le semoir est toujours sous le hangar. Ludovic Segault s’inquiète pour le potentiel de rendement des légumineuses.

En situation d’excès hydrique, le colza devient violet

Le semoir à betteraves va encore rester au chaud

Un peu de soleil pour que ça lève

Bientôt une culture de riz ?

Quelques soucis d’hydromorphie

Même dans la cour de ferme

Les poules vont se transformer en canards

Le maraîchage aussi est touché

Ça passe tout juste

Renaud d’Hardivilliers