À l’occasion de la venue du Premier ministre à Marandes (Lot-et-Garonne) le vendredi 5 février 2021 faisant suite à la crue de la Garonne, la Coordination rurale avait organisé une manifestation sur un rond-point non loin de la ville. L’objectif : alerter Jean Castex sur la problématique du curage des fossés et des inondations.

L’interdiction du curage pose un problème

La pratique du curage des fossés est interdite. Cette impossibilité est accusée d’entraîner des inondations à répétition dans les champs. « Beaucoup de gens le font quand même », explique Pascal Beteille, estimant que cette pratique est nécessaire. Mais les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) sont très zélés pour appliquer des contraventions. De leur point de vue, le curage des fossés et des cours d’eau est une atteinte à la biodiversité. Pascal Beteille s’est dit choqué de leur attitude qui considère comme une provocation ainsi que des armes et matraques qu’ils portent sur eux continuellement.

« La digue du lac de Caussade se porte très bien »

« J’ai pu parler de cela avec le conseiller du Premier ministre et ce dernier va lui faire remonter le problème », précise Pascal Beteille. Le rendez-vous a été aussi l’occasion d’évoquer brièvement le lac de Caussade. Le président départemental de la Coordination rurale a expliqué que la vidange nécessaire au contrôle de la digue devait se faire en septembre, quand le lac aura été vidé par l’irrigation. Pascal Beteille a par ailleurs précisé à La France Agricole que si plusieurs digues de la Garonne et du Lot ont cédé pendant la crue, celle du lac de Caussade se porte « à merveille ».

Il est à noter que faisant suite à une manifestation antérieure de ce même syndicat (le 28 janvier 2020), la Coordination rurale a obtenu un rendez-vous le 22 février prochain avec le directeur départemental de l’OFB et son supérieur régional. Le dialogue avec l’OFB reste « difficile », selon Pascal Beteille, car l’OFB n’est pas sous l’autorité de la préfecture mais de celle du ministère de l’Environnement.

Renaud d’Hardivilliers