Depuis le début du confinement à cause du coronavirus, le couple d’horticulteurs a tout au plus vendu 2 % des volumes habituels. « La situation est minable », résume Mickaël, qui s’est résolu à jeter sa production de tulipes et de renoncules. Dans les serres (5 000 m²), attendent aussi des roses et des alstroemeres. « Elles sont magnifiques mais on n’a pas la vente ».

100 % en direct

Le couple de trentenaires commercialise 100 % de sa production en direct. En temps ordinaire, « nous sommes présents sur les marchés du Mans (Sarthe), de Cholet (Maine-et-Loire), d’Angers (Maine-et-Loire), et de Brissac-Quincé (Maine-et-Loire), mais ils sont aujourd’hui fermés et même s’ils rouvrent, la vente de fleurs ne sera pas concernée. »

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Localement, l’activité liée au deuil continue d’assurer un petit débouché. Rien d’extraordinaire mais « les fleuristes étant fermés, on nous appelle un peu plus », relève Mickaël, qui a assuré trois livraisons la semaine dernière.

Les légumes sauvent le reste

Reste enfin le magasin de l’exploitation, « qui a pu rester ouvert parce que nous produisons aussi des légumes », explique Mickaël. Un choix stratégique opéré il y a tout juste deux ans et dont le couple se félicite aujourd’hui. « L’an dernier, les légumes ont assuré 40 % de notre chiffre d’affaires. Tant qu’on peut continuer à travailler et que le magasin reste ouvert, on tiendra », assure-t-il.

Anne Mabire