Le nombre d’exploitations en horticulture et en pépinières a diminué de 40 % entre 2000 et 2013. C’est le constat alarmant que fait une enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, publiée le 30 août 2016 à partir des données du recensement agricole de 2013.

Les 7 700 exploitations restantes occupent une surface de 20 400 ha, en recul de 22 % entre 2000 et 2013. Cette baisse représente une perte de 1,9 % par an. Dans le même temps, les surfaces agricoles dans leur ensemble n’ont perdu que 0,3 % par an. L’activité des fleurs et feuillages coupés est la plus touchée par cette perte. Elle a diminué de 2,4 % de surface en moyenne par an.

Un enjeu majeur autour du remplacement des serres

Parmi les problèmes que rencontre la filière, figure l’âge des serres. 36 % des installations datent d’avant 1991 et 30 % ont été mises en place entre 1991 et 2001. La durée de vie des serres influe sur le mode de production. En 2001, 54 % d’entre elles étaient chauffées contre 42 % en 2013. « L’ancienneté des serres fait perdre en performance et alourdit les coûts en énergie, ce qui pèse sur la compétitivité », explique le ministère. Les productions extérieures ont, elles, mieux résisté. En 2013, 73 % des surfaces horticoles et 97,5 % des pépinières se font en plein air.

La filière de l’horticulture et des pépinières ne représente que 1,7 % des exploitations agricoles et 0,07 % des surfaces françaises, mais elle génère 6 % de la valeur de la production agricole végétale. Elle compte également pour 3,9 % de l’emploi agricole avec 28 500 équivalents temps plein.

Tanguy DhelinJournaliste web