Selon un rapport de la Direction générale de l’alimentation (DGAL) publié le 18 novembre 2020 et qui fait suite à des contrôles réalisés en 2019, « près de 30 % des analyses menées sur des fines herbes ne sont pas conformes à la réglementation en matière de produits phytosanitaires », rapportent Charles Fournier et Benoît Faucheux, élus écologistes au conseil régional du Centre-Val de Loire.

« Ces contrôles ciblés prouvent que le prosulfocarbe, produit extrêmement volatil, continue à occasionner des pollutions et contaminations sur les cultures avoisinantes », poursuivent-ils en s’appuyant sur les mesures dans l’air réalisées à l’automne par Lig’Air, le réseau de surveillance de la qualité de l’air dans la région.

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Un durcissement des conditions d’épandage en 2017

Le prosulfocarbe est un herbicide utilisé en agriculture conventionnelle notamment par des producteurs de céréales et de pommes de terre. Malgré un durcissement de ses conditions d’épandage et d’homologation par l’Anses en 2017, « les contaminations se sont poursuivies », assure le communiqué.

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« Les écologistes alertent une nouvelle fois sur les problèmes engendrés par le prosulfocarbe : sa diffusion dans l’air sur de grandes distances et sa présence dans des produits non traités en font un enjeu fort de santé publique », écrivent-ils.

« Il n’est pas acceptable que les contaminations aériennes mettent en péril l’activité de producteurs qui n’utilisent pas le prosulfocarbe, en particulier ceux qui sont en agriculture biologique », ajoutent-ils.

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AFP