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Réduire les phytos avec les agriculteurs

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Bonduelle - Réduire les phytos avec les agriculteurs
Christophe De Pourcq, agriculteur à Ennemain, dans la Somme (à droite), aux côtés de son chef de plaine chez Bonduelle, Vincent Dupire. © A. Coeuru

L’industriel travaille étroitement avec les agriculteurs pour diminuer le recours à la chimie.

« Nous fournissons des outils aux agriculteurs pour diminuer au maximum les intrants », explique Antonin Journé, directeur de l’usine de surgelés de Bonduelle, à Estrée-Mons (Somme). « Notre objectif est de limiter le plus possible l’emploi des produits phytosanitaires, confirme éric Legras, exploitantt agricole dans l’Aisne et président de l’OPL Vert (organisation de producteurs de légumes verts), qui réunit 822 membres sous contrat avec l’industriel en Picardie. L’écart entre le bio et le conventionnel va se réduire, j’en suis persuadé. »

Bonduelle a mis en place des essais de longue durée et annuels, dont quatre-vingts en 2019, sur les produits de biocontrôle. L’entreprise s’appuie aussi sur treize réseaux de surveillance des maladies et ravageurs. Trois cents pièges ont été installés dans les champs et dix-sept chefs de plaine travaillent avec les agriculteurs du semis à la récolte.

Des bandes fleuries

« Dans les parcelles de potirons, nous conseillons aux producteurs de mettre en place des bandes de fleurs de dix à douze espèces pour attirer les insectes pollinisateurs et les auxiliaires des pucerons », souligne Vivien Leconte, chargé de l’innovation agronomique chez l’industriel.

« Selon les légumes, j’essaie de désherber au maximum mécaniquement avec une herse étrille et une bineuse, précise Christophe De Pourcq, agriculteur à Ennemain (Somme), qui produit des haricots, épinards, potirons et potimarrons. Nous retenons le plus possible des variétés résistantes aux maladies et, avec le chef de plaine, nous surveillons régulièrement les parcelles. »

Les produits de biocontrôle, comme le Contans WG contre le sclérotinia des haricots, sont privilégiés, ainsi que ceux autorisés en bio, comme le soufre contre les maladies des potirons.

Cet objectif, visant à réduire les phytosanitaires, a permis à Bonduelle de développer une gamme estampillée « zéro résidu de pesticides » pour cinq familles de légumes, trois salades, des haricots verts, des épinards, des petits pois et du maïs doux. Pour s’assurer de l’absence de ces substances, l’industriel procède à des analyses réalisées par des laboratoires indépendants. Elles sont menées sur 100 % des parcelles concernées. Les produits « zéro résidu de pesticides » doivent afficher­ une concentration inférieure aux limites quantifiables, soit 0,01 mg/kg.

Blandine Cailliez

Trieurs optiques à l’usine

« Les légumes produits en raisonné au champ sont moins propres. Nous avons donc renforcé, à l’usine, les étapes de nettoyage, précise Antonin Journé, directeur de l’usine Bonduelle d’Estrées-Mons. Nous avons investi dans des trieurs optiques à caméras ou à rayons X. »

Trieurs optiques à l’usine

« Les légumes produits en raisonné au champ sont moins propres. Nous avons donc renforcé, à l’usine, les étapes de nettoyage, précise Antonin Journé, directeur de l’usine Bonduelle d’Estrées-Mons. Nous avons investi dans des trieurs optiques à caméras ou à rayons X. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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