« Les surfaces consacrées aux semis de printemps 2019 augmentent sensiblement par rapport à 2018 pour les orges, le maïs, le tournesol et le soja, souligne le ministère de l’Agriculture dans sa note d’Infos rapides publiée le 14 mai 2019. Cette hausse […] contribue à compenser la baisse des surfaces de colza, liée à la sécheresse de l’automne 2018, et de betteraves. »

Les oléagineux dans le rouge

La sole d’oléagineux chute en effet de 10,3 %. Le bond des surfaces de tournesol, de 9,9 %, ne compense pas le décrochage de celles de colza qui chutent de 19,1 % par rapport à l’année précédente. La sole de protéagineux augmente de 3,7 % mais reste très en deçà des années 2015 à 2017.

Après trois ans de recul, la sole de céréales se redresse, sans retrouver le niveau des années antérieures à 2017. Celle de blé tendre atteindrait 5,02 millions d’hectares, progressant de 2,9 % sur un an, mais en retrait de 0,2 % par rapport à la moyenne de 2014 à 2018. La hausse est générale, à l’exception de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur : –5 % sur un an.

Nette baisse pour le blé dur

Quant au blé dur, il couvrirait 316 000 ha, soit 10,6 % de moins que lors des semis de 2017. Cette sole serait inférieure de 8,2 % à la moyenne de 2014 à 2018. « Si le recul est limité dans la Région Centre (–3,5 %), les régions du Sud sont nettement plus impactées : –12,2 % en Occitanie et –10 % dans la Provence-Alpes-Côte d’Azur par rapport à 2018. »

Les orges tirent bien leur épingle du jeu. En augmentation de 7,9 %, leur surface renoue avec son niveau de 2017. Les variétés de printemps sont en plus forte progression (+18,2 %) que celles d’hiver (+4,0 %). Cela s’explique « par les difficultés rencontrées sur le colza et la betterave qui ont incité les agriculteurs à remplacer ces cultures ».

Davantage de maïs grain

La surface consacrée au maïs progresse elle aussi. Celle destinée à la récolte de grain, y compris les semences, bondit de 4,9 % par rapport à 2018 mais resterait inférieure de 3,9 % à la moyenne de 2014 à 2018. Là encore, c’est le recul du maïs et du colza qui expliquerait cette tendance. Les emblavements de maïs fourrage seraient stables par rapport à l’année dernière.

Dévissant de 19,1 %, le colza fait les frais de la sécheresse de l’automne et des attaques d’insectes qui ont conduit les agriculteurs à retourner leurs parcelles dans plusieurs régions : la baisse de la sole atteint 25,8 % dans le Centre, 39,6 % en Auvergne et 44,9 % en Bourgogne.

Le tournesol couvrirait 607 000 ha cette année, soit 9,9 % de plus qu’en 2018. Par rapport à la moyenne de 2014 à 2018, la progression serait de 2,8 %. « À l’image du maïs grain, les surfaces de tournesol profitent des difficultés du colza et des betteraves. La Région Centre voit ses surfaces progresser de 40,2 % et la Bourgogne de 51 %. »

Année record pour le soja

Les surfaces consacrées au soja devraient « progresser pour la septième année consécutive au niveau record de 164 000 ha. Elle serait en hausse de 6,6 % par rapport à 2018 et de 29,9 % par rapport à la moyenne de 2014 à 2018. » Quant aux pois et aux féveroles, la sole progresserait de 3,7 %, mais resterait en retrait de 10,4 % par rapport à la moyenne de 2014 à 2018.

À 149 000 ha, les surfaces de pommes de terre de conservation et de demi-saison augmentent de 2,5 % sur un an, pour la quatrième année consécutive. « La progression des cours et de la demande de l’industrie encouragent à l’extension des surfaces. » C’est l’inverse pour la betterave dont la sole recule de 6,3 %, à 455 000 ha, restant supérieure de 4,8 %, à la moyenne de 2014 à 2018.

E.R.
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