Dans un rapport publié mercredi 18 octobre 2017, la banque néerlandaise estime que les marges des agriculteurs de grandes cultures subissent une pression soutenue aux États-Unis ainsi qu’au Brésil, mais dans une moindre mesure.

En attente d’équilibre

« Les agriculteurs des grandes cultures attendent impatiemment l’équilibre entre l’offre et la demande grâce à une contraction des surfaces emblavées, selon Harry Smit, analyste. Le déclin des surfaces était jusqu’à présent insuffisant et en partie compensé par une hausse des rendements. » Une baisse suffisante de l’offre pour rétablir les prix à la production et les marges à des niveaux durables n’a pas encore eu lieu, selon le rapport.

Après la production record de la saison dernière, les marges des agriculteurs australiens devraient chuter de manière significative en 2018, à cause de la sécheresse. Aux Pays-Bas, où les prix de la pomme de terre devraient baisser, les marges seront sensiblement plus faibles en 2018 qu’elles ne l’étaient au cours des deux dernières années.

En croissance au Royaume-Uni

Si en Pologne les marges sont stables, le Royaume-Uni est l’un des rares pays où les marges sont sur une dynamique de croissance, notamment grâce à la baisse de la livre sterling.

En France, la Rabobank table sur des marges légèrement supérieures en 2018 par rapport à 2017. Compte tenu de la baisse des coûts des engrais, des rendements normaux ou légèrement supérieurs aux moyennes, et de la hausse des prix des produits, les marges en 2018 devraient rester autour de leur moyenne à 900 €/ha, ou légèrement au-dessus.

La Rabobank conclut donc que « le marché des intrants agricoles pourrait connaître une reprise des dépenses en 2018, les agriculteurs ayant plus de moyens d’investir ».

F.M.