Le Brésil est en passe de récolter des quantités records de soja, de maïs et autres céréales grâce à l’augmentation de ses surfaces de culture et à l’explosion de la demande, notamment de la Chine

« La récolte de céréales au Brésil se poursuit à un rythme record »

Le premier producteur mondial de soja, et troisième producteur mondial de maïs, a connu un démarrage lent en raison de la sécheresse qui a sévi dans les États clés de la ceinture céréalière, mais enregistre une récolte exceptionnelle grâce à des conditions climatiques optimales depuis.

Avec 135,5 millions de tonnes, la récolte de soja devrait atteindre un niveau record supérieur de +8,6 % à l’année dernière, qui était déjà record.

« La récolte de céréales au Brésil se poursuit à un rythme record, avec une croissance de 16,8 millions de tonnes, soit +6,5 % par rapport à la dernière récolte », a indiqué jeudi 8 avril 2021 la Compagnie nationale d’approvisionnement agricole (Conab) dans sa dernière mise à jour.

Pour la récolte de 2021, les céréaliers brésiliens ont étendu leur surface totale de culture de 3,9 %, soit 68,5 millions d’hectares supplémentaires.

Le maïs est également en passe de battre un record, avec une récolte prévue de 109 millions de tonnes, en hausse de 6,2 %.

Légumineuses : l’appétit chinois

Une grande partie de la récolte brésilienne de soja sera destinée à la Chine qui en consomme abondamment pour nourrir ses porcs.

« Grâce à un temps magnifique, nous avons eu une excellente productivité. Et les prix sont également très élevés, bien au-dessus des années précédentes », s’est réjoui auprès de l’AFP le céréalier Adroaldo Rossato.

Les prix des matières premières alimentaires ont atteint des niveaux records sur les marchés mondiaux après avoir chuté en raison de la pandémie de coronavirus l’année dernière, dopés par l’appétit de la Chine qui a vu son économie redémarrer à un rythme soutenu.

Pékin est également un importateur vorace de pétrole, de cuivre, de minerai de fer et de charbon.

Cette tendance amène certains analystes à se demander si le monde n’est pas au début d’un nouveau « supercycle des matières premières ».

Mais il est probablement trop tôt pour se prononcer, tempère Warren Patterson, responsable de la stratégie des matières premières à la banque ING : « Si nous voulons voir le début d’un nouveau supercycle, la croissance robuste de la demande que nous observons en Chine devra être durable pendant plusieurs années », prévient-il.

Avec l’AFP
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