L’État de la Californie exige que tout produit reconnu comme cancérigène soit étiqueté, conformément à la loi dite proposition 65, qui établit une liste de 800 substances chimiques dont les effets cancérigènes ou la toxicité pour la reproduction sont reconnus par l’État californien. Or, au début de la semaine dernière, la Cour de justice a estimé que le glyphosate n’avait pas besoin d’un tel étiquetage.

Études divergentes

Le juge William Shuff a justifié sa décision en indiquant qu’un seul organisme, l’IARC (International Agency for Research on Cancer) (1), avait reconnu le produit chimique comme probablement cancérigène. Il a notamment insisté sur le fait que d’autres organismes, dont l’Agence américaine de protection de l’environnement, avaient mené des études similaires et tiraient des conclusions inverses à celles de l’IARC.

Malgré les preuves avancées par l’avocat général de la Cour de justice californienne quant à la dangerosité du glyphosate, le juge a statué en faveur des défenseurs de l’herbicide, l’association nationale des producteurs de blé en tête, soutenue par de nombreux organismes et entreprises.

Bertille Quantinet

(1) En français : le Circ (Centre international de recherche sur le cancer).