Un fonds de dotation pour la préservation de la biodiversité des espèces cultivées et de leurs apparentées sauvages (hors arbres forestiers) a été lancé le 19 avril 2021. Les huit fondateurs (1), tous acteurs du monde des ressources génétiques, l’ont annoncé le 23 avril 2021 dans un communiqué de presse. « Il sera fait appel très largement au mécénat pour l’alimenter », précisent-ils.

Un patrimoine source d’innovation

« À un moment où nos sociétés prennent conscience de l’érosion importante de la biodiversité, ce fonds a pour objectif de financer des activités d’intérêt général contribuant à l’inventaire — y compris des savoir-faire — à la caractérisation, à l’évaluation, à la conservation, à la gestion pérenne et à la valorisation de cette biodiversité, que ce soit dans son milieu naturel ou dans des centres de conservation », précisent-ils.

La biodiversité cultivée, également « porteuse d’une valeur patrimoniale » est « une réserve pouvant contribuer à des réponses potentielles, aux enjeux présents ou à venir de l’agriculture, de l’alimentation, des attentes sociétales et des évolutions climatiques ». La présidence de ce fond a été confiée à Marion Guillou, ancienne dirigeante de l’Inra.

Hélène Parisot

(1) L’Association des créateurs de variétés fourragères (ACVF), le Conservatoire des collections végétales spécialisées (CCVS), le Conservatoire national des plantes à parfum, médicinales et aromatiques (CNPMAI), le Groupe d’étude et de contrôle des variétés et des semences (Geves), l’Association pour l’étude et l’amélioration du maïs (Promaïs), l’interprofession des semences et plants (Semae, ex-Gnis), la Société nationale d’horticulture de France (SNHF) et l’Union française des semenciers (UFS).