Le 24 février, une faille détectée sur le pipeline reliant Le Havre (Seine-Maritime) à Grandpuits (Seine-et-Marne) avait provoqué la fuite de 900 m³ de pétrole brut, avant qu’elle ne soit colmatée définitivement le 26 au petit matin.

Une zone de huit hectares avait été touchée par la pollution, dont plusieurs rus et un ruisseau. Deux agriculteurs avaient vu l’ensemble de leurs récoltes détruites sur ces surfaces.

Total avait arrêté progressivement la raffinerie de Grandpuits, qui traitait environ 100 000 barils par jour, tout en assurant que cela n’aurait « pas de conséquence sur l’approvisionnement en carburant de la Région parisienne ».

« L’apport des terres nouvelles »

Depuis cet accident, une expertise a permis d’en expliquer l’origine, attribuée à « un mécanisme de corrosion fissurante », explique la préfecture dans son communiqué. « Plusieurs dizaines de points particuliers ont été contrôlés » et des « réparations, pouvant aller jusqu’au remplacement de sections de pipeline ont été réalisées, quand elles étaient nécessaires », assure la préfecture. En tout, une centaine de défauts ont été identifiés dont 60 « urgents », selon Total.

La remise en service du pipeline, autorisée par un arrêté du 15 juillet, devra se faire à une pression de 52 bars au lieu de 69 bars, avec une « surveillance renforcée », jusqu’au 30 septembre, moment où un redémarrage définitif pourrait être entériné, a précisé la préfecture.

Le travail de dépollution du site est loin d’être terminé. Au moment de la réunion du 12 juin, les prélèvements dans les cours d’eau ne montraient plus de pollution mais une analyse approfondie était en cours. Par ailleurs, « l’évacuation des terres souillées » était prévue de juin à la « fin d’août » et « l’apport des terres nouvelles (22 000 à 30 000 m³, en première estimation) » devait débuter à la « mi-juillet ou au début d’août ».

Une enquête judiciaire est par ailleurs toujours en cours.

AFP