Selon les chiffres du ministère de l’Agriculture publié le 6 mai 2019, au 1er mars, les stocks européens de pommes sont en nette augmentation : +74 % par rapport à 2018 et +19 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années, selon Wapa (The World Apple and Pear Association). Cette hausse touche particulièrement la variété Gala, dont les stocks doublent sur un an ainsi que comparés à la moyenne.

La production française s’établit à son plus bas niveau depuis 2012, notamment en variété Golden. Cette baisse est essentiellement due à la canicule et à la sécheresse de l’été.

Dégradation de l’excédent commercial français

Sur les sept premiers mois de la campagne de 2018-2019, les exportations françaises de pommes vers l’Union européenne chutent de 27 % sur un an. Les 257 739 tonnes de pommes sont inférieures d’un tiers au niveau moyen atteint sur les cinq dernières campagnes. La baisse est particulièrement importante vers l’Allemagne et la Belgique, principaux clients de la France dans l’Union européenne.

Les exportations françaises vers les pays tiers sont en retrait pour la quatrième année consécutive de 9 % sur un an et de 39 % par rapport à la moyenne sur cinq ans.

À l’inverse, les importations françaises provenant de l’Union européenne augmentent de plus des deux tiers en volume par rapport à la campagne précédente (tableau 4). Elles sont issues essentiellement de la Pologne, de l’Italie et de la Belgique.

Les cours stagnent en fin de campagne

Depuis le début de la campagne, les prix se situent au-dessus des cours moyens de 2013-2017, reflétant le recul de la collecte. Les cours fléchissent toutefois par rapport à ceux de la campagne précédente. Cependant, les cours stagnent en mars en raison du ralentissement du déstockage à l’approche de la fin de la campagne.

R.H.