Dans sa note, le ministère constate qu’à la fin de décembre, les stocks de pommes sont inférieurs de 10 % à ceux de 2015 et de 2 % à la moyenne de 2011 à 2015. Une baisse expliquée essentiellement par la diminution de 7 % sur un an de la récolte.

Les cours de septembre dépassaient la moyenne de 2011 à 2015 de 2 %, et même de 14 % pour la pomme Gala. Même tendance en octobre et au début de novembre. « En décembre, la demande intérieure s’est repliée sauf en variétés “club”, l’offre concurrentielle en agrumes étant importante au début de la saison », note le ministère.

Sur le marché européen, la France est entrée en concurrence avec les pommes italiennes et polonaises. Les ventes ont été plus toniques en gala qu’en golden ou en granny, et plus encore pour les pommes de gros calibres.

Cours soutenus en poire

En poires, à la fin de décembre 2016, les stocks s’affichent 2 % au-dessus de ceux de 2015, mais sont inférieurs de 5 % à la moyenne de 2011 à 2015 à la même période. « Après un début de campagne peu actif en 2016-2017, la demande a augmenté en août, tant sur le marché intérieur que sur l’Europe », rapporte le ministère.

Les cours des poires d’été ont été très soutenus au début de la campagne, supérieurs de 30 % à ceux de 2015 et de 22 % par rapport à la moyenne de 2011 à 2015, en raison d’une production déficitaire et d’une demande active. Mais en septembre, avec la concurrence des fruits d’été, la tendance a ralenti.

Les poires william’s aussi ont maintenu les cours à un haut niveau. En octobre, les échanges étaient fluides, mais fortement concurrencés par la poire conférence des Pays-Bas et de la Belgique.

En novembre et en décembre, les sorties ralentissent. « Les petits calibres se valorisent moins que ceux plus élevés, notamment en variété conférence, ajoute Agreste. Les cours restent cependant au-dessus de la moyenne de 2011 à 2015, de 12 % en décembre. Prognosfruit prévoit une récolte européenne en 2016 en baisse de 9 % comparée à la récolte de 2015 et de 7 % à la moyenne de 2011 à 2015. »