Dans la Région Paca, la canicule de la fin de l’été a fait chuter les rendements. Quant aux intempéries du printemps, elles ont provoqué de la coulure, notamment pour la variété guyot dont les rendements sont estimés en baisse de 24 % sur un an. Dans le Rhône-Alpes, l’état sanitaire des vergers reste préservé par des conditions sèches. Hétérogène selon les secteurs, la production pourrait dépasser celle de 2016.

Récolte en retard

Dans le Languedoc-Roussillon, la récolte est terminée et se replierait de 9 % sur un an, la faute aux épisodes de gel et de fortes pluies lors de la floraison de la guyot. Dans les Pays de la Loire, elle est en retard d’une semaine. Les surfaces reculent sensiblement, notamment en williams. Pour les différentes variétés, les rendements prévus sont supérieurs à ceux de 2015, particulièrement réduits.

La récolte de comice touche à sa fin dans la Région Aquitaine. « La production serait supérieure de 4 % à celle de l’an dernier, note Agreste dans sa dernière note d’Infos rapides publiée le 10 octobre 2016. Dans la Région Centre, la production reculerait de 3 % sur un an, conséquence du climat frais, humide et des inondations de fin de printemps. Les récoltes, tardives, sont en cours. »

La demande a augmenté en août

Après un début de campagne lent, les demandes française et européenne ont augmenté en août. Les cours au début de la campagne des poires d’été (guyots) grimpent de 30 % par rapport à 2015, et se situent 22 % au-dessus de leur moyenne de 2011 à 2015. C’est la conséquence d’une production déficitaire et d’une demande active.

En septembre, la demande a subi la concurrence de celle des fruits d’été, en raison de températures élevées pour la saison. L’offre déficitaire en poires williams a maintenu les cours 22 % au-dessus de leur moyenne de 2011 à 2015. « Pour les premières poires d’automne, les cours sont relativement moins soutenus : +3 % par rapport à la moyenne de 2011 à 2015. »

Prognosfruit estime la récolte européenne en baisse de 9 % par rapport à 2015 et inférieure de 7 % à la moyenne de 2011 à 2015. La production européenne des principales variétés cultivées en France diminuerait de 21 % pour la guyot, de 11 % pour la williams, de 12 % pour la doyenne du Comice, et de 5 % pour la conférence sur un an.