Dans sa note d’Infos rapides publiée le 12 juin 2017, le ministère estime au 1er juin la production française d’abricots à 145 000 tonnes, soit 28 % de plus qu’en 2016. La hausse est spectaculaire mais 2016 avait été un mauvais cru à cause des conditions climatiques défavorables. En 2017, « le gel d’avril a parfois occasionné des dégâts sévères, mais localisés, décrit la note. La récolte a commencé précocement en mai ».

Une campagne précoce

Sur le plan commercial, la campagne française a commencé vers la mi-mai, avec une quinzaine de jours d’avance. Ces fruits se heurtent à la récolte espagnole. Les cours de mai sont inférieurs de 18 % à leur moyenne de 2012 à 2016. La demande interne ne compense l’afflux de production des régions françaises de la fin de mai, et des stocks se forment. La concurrence est également vive à l’exportation, où le produit espagnol est présent, à bas prix, sur les marchés de gros d’Europe.

Dans la vallée du Rhône, le potentiel de récolte s’annonce supérieur de 56 % à 2016, qui avait été exceptionnellement mauvaise, du fait de conditions climatiques défavorables. Dans le Languedoc et le Roussillon, la production s’annonce en légère hausse sur un an (+2 %) malgré le gel des 20 et 21 avril. Dans la Région Paca, au final, le gel aurait moins entamé le potentiel régional que prévu initialement. La récolte est revue à la hausse depuis la dernière prévision.

Une récolte européenne abondante

Au niveau européen, « le Medfel prévoit une récolte européenne supérieure de 17 % à celle de 2016 et de 10 % à la moyenne de 2011 à 2015. Les principaux pays producteurs renouent avec un niveau de production élevé. En Italie, premier producteur européen, la récolte pourrait progresser de 20 % sur un an et de 11 % par rapport à la moyenne de 2011 à 2015. Seule l’Espagne verrait sa production baisser de 17 % sur un an, tout en se situant au-dessus de la moyenne de 2011 à 2015 (+13 %). »