Selon les estimations du ministère de l’Agriculture publié le 13 juin 2022, au 1er juin 2022, la production annuelle de pêches et nectarines atteindrait près de 200 000 tonnes. Elle dépasserait son niveau de l’an dernier, fortement impacté par les gelées printanières, et proche de sa moyenne quinquennale de 2017-2021.

Des disparités entre les régions

Selon le ministère, dans le Languedoc et le Roussillon, les gelées ont eu peu d’impact. Le Roussillon a été relativement épargné. La charge des vergers y est réduite, avec un éclaircissage léger. Les rendements seraient supérieurs à ceux de l’an dernier. Une dynamique de replantation semble s’installer dans le bassin.

Dans la Région Paca, le gel aurait causé peu de dégâts apparents aux vergers. La production serait supérieure à celle de 2021, mais inférieure de 8 % à la moyenne quinquennale. Les surfaces seraient stables.

Dans la vallée du Rhône, l’impact du gel a été moins important que l’an dernier. Il a été atténué par le vent et la couverture nuageuse. La végétation est en avance d’une semaine par rapport à 2021. La production est attendue en hausse par rapport à la faible récolte de 2021.

L’Espagne à nouveau touchée par le gel

Toujours selon le ministère de l’Agriculture et les données du Medfel, la production européenne de 2022 rebondirait de 15 % sur un an, après le gel généralisé en 2021, mais encore loin de la moyenne quinquennale (–19 %).

L’Italie table sur une production supérieure de 43 % à la production de 2021, mais inférieure de 8 % à sa moyenne de 2016 à 2020. L’Espagne, de nouveau touchée par le gel, prévoit une baisse de sa récolte de 25 % sur un an et de 41 % par rapport à sa moyenne quinquennale.

Renaud d’Hardivilliers