Dans une note de conjoncture parue le 8 novembre 2017, FranceAgriMer assure que les marchés des fruits et légumes d’automne se portent relativement bien. Le mois d’octobre marque la fin de la pleine saison de production de la tomate. Bien que la demande soit peu active en France, le déficit de l’offre au niveau européen maintient les cours.

Sur le marché de l’artichaut, le déclin de l’offre en fin de campagne et les opérations promotionnelles permettent aux cours de se rester soutenus. L’offre de chou-fleur bascule vers la production bretonne, qui commence sa progression saisonnière. Le commerce est actif, faute de concurrence européenne. Les cours sont au niveau de la moyenne quinquennale.

Le marché de l’endive marque le pas en octobre, après un début de campagne dynamique marqué par des cours supérieurs à ceux de la moyenne quinquennale. La demande se tasse, mais le recul de l’offre par rapport aux campagnes précédentes permet la reconduction des cours.

Du côté de la carotte, si les actions de promotion permettent un écoulement régulier, les cours ne bougent pas et la demande à l’exportation est faible. « Depuis le début de la campagne, les prix à l’expédition sont inférieurs à la moyenne quinquennale », indique FranceAgriMer.

Les travaux d’arrachage de pommes de terre se sont achevés à la fin d’octobre. Les cours restent stables. Le marché est plus vif pour les exportations, sans pour autant atteindre de gros volumes. « Les températures douces ne favorisent pas la consommation de pomme de terre sur le marché du frais toujours porté par des opérations commerciales, note FranceAgriMer.

En fruits, les cours souvent soutenus par le recul de l’offre

Le commerce de la pomme est calme sur le marché intérieur. La demande se replie. Les opérateurs espèrent que l’entrée en commercialisation des variétés club, principalement la Pink Lady, redynamisera le commerce. L’exportation se porte mieux, avec une demande soutenue et régulière, mais des prix stationnaires.

Le marché bascule de la noix fraîche à la noix sèche. « Les petits calibres sont majoritaires cette année, précise FranceAgriMer. Les conditions climatiques encore très douces ne favorisent pas la consommation, et la demande est ralentie. » Néanmoins, les volumes limités se placent aisément, permettant aux cours de se maintenir au-dessus de la moyenne des cinq dernières années.

Les cours du raisin blanc et noir sont fermes. « L’offre, plus limitée que lors des dernières campagnes, a entraîné des prix bien supérieurs à ceux de la dernière campagne et à la moyenne quinquennale, indique FranceAgriMer. Les ventes sont fluides tout au long du mois d’octobre sur toutes les variétés et l’offre bascule progressivement des produits frais aux produits longue conservation sortis des frigos. »