D’après une note Agreste publiée par le ministère de l’Agriculture le 19 mai, les stocks de pommes étaient, en avril, inférieurs de 14 % à ceux de 2016 à la même époque. Une baisse qui s’explique en partie par la diminution des récoltes de 7 % sur un an.

Les cours de septembre 2016 dépassaient la moyenne de 2011 à 2015 de 2 %, et même de 14 % pour la gala. En octobre, les exportations étaient plus toniques en gala qu’en golden ou en granny. En décembre, la demande intérieure reculait sur un an, sauf en variétés « club », l’offre concurrentielle en agrumes étant importante en début de saison.

En janvier, gala, granny et Pink Lady affichaient une demande tonique. Le marché de la golden a été plus difficile, notamment à la suite de la fermeture du marché algérien. En février, les cours en golden, et en autres pommes affichaient respectivement 3 % de moins et 9 % de plus que la moyenne de 2012 à 2016. Ceux de la gala étaient stables.

« En mars et avril, le marché reste difficile en golden, à l’exception des pommes sous signe de qualité, précise le ministère. Pour autant, l’écoulement se fait normalement, renforcé par des promotions dans les GMS. Les exportations à destination du Royaume-Uni sont soutenues, mais en recul vers l’Algérie et le Moyen-Orient. Les cours ne parviennent pas à se redresser, notamment en golden. »

Moins de poires

Du côté des poires, les stocks d’avril sont inférieurs de 10 % à ceux de 2016. « Après un début de campagne peu actif pour 2016-2017, la demande a augmenté en août, tant sur le marché intérieur que sur l’Europe », indique la note Agreste. Les cours en début de campagne des poires d’été, comme la guyot, affichaient 30 % de plus qu’en 2015, conséquence d’une production déficitaire et d’une demande active.

En septembre, le manque de poires william’s a permis de soutenir les cours. La commercialisation est fluide en octobre. « La concurrence a été élevée avec la poire Conférence des Pays-Bas et de la Belgique, pays concernés par une production importante », constate le ministère.

En janvier et février 2017, les échanges de poire Comice touchaient à leur fin. Le ministère constate des ventes fluides, malgré des difficultés d’écoulement en petits calibres en conférences. En mars, les cours de la poire se maintenaient 19 % au-dessus de la moyenne de 2012 à 2016.