L’excédent des échanges agroalimentaires français atteint 282 millions d’euros en janvier 2017, soit 186 millions d’euros de moins qu’en janvier 2016. Tel est le constat dressé par Agreste dans sa dernière note de conjoncture, publiée par le ministère de l’Agriculture ce 13 mars 2017. La hausse, en valeur, des exportations sur un an (+148 millions d’euros, soit +3 %) est plus que compensée par celle des importations (+334 millions d’euros, soit +8 %).

Avec les pays tiers, les exportations ont augmenté de 70 millions d’euros, soit 4 %, et les importations se sont accrues de 133 millions d’euros, soit 10 %. L’excédent s’établit ainsi à 202 millions d’euros, en baisse de 63 millions d’euros par rapport à janvier 2016. L’excédent des échanges de produits transformés a progressé de 138 millions d’euros sur un an, tandis que le déficit commercial en produits bruts s’est creusé de 201 millions d’euros en raison de la baisse des exportations de céréales par rapport à janvier 2016 : 222 millions d’euros de moins.

Avec l’Union européenne, le solde des échanges redevient positif, 90 millions d’euros de plus en janvier 2017, mais chute de 123 millions d’euros par rapport à janvier 2016. Les exportations progressent de 78 millions sur un an, et les importations bondissent de 201 millions d’euros. La hausse des importations concerne pour 45 % les produits bruts tels que les légumes et les céréales, et pour 55 % les produits transformés, notamment laitiers. La progression des exportations concerne uniquement les produits transformés.

Les céréales à la peine

En janvier 2017, le solde des échanges de produits agricoles bruts est de nouveau déficitaire. Il baisse de 318 millions d’euros par rapport à 2016, reflétant la dégradation du solde des échanges avec l’Union européenne, mais surtout avec les pays tiers. Les exportations, qui atteignent 1,2 milliard d’euros, reculent de 159 millions d’euros, soit 12 %, par rapport à janvier 2016.

Au premier rang des produits bruts expédiés hors de nos frontières, les céréales voient leurs exportations chuter de 35 % en valeur sur un an. « En blé tendre, les spécificités qualitatives de la récolte de 2016, la faiblesse des disponibilités et la concurrence rendent toujours difficiles les ventes vers les pays d’Afrique du Nord tels que l’Algérie, le Maroc ou l’Égypte », précise la note Agreste. Les expéditions ont diminué de 106 millions d’euros sur un an à destination de ces trois pays qui sont traditionnellement des débouchés importants pour la France.

Les importations (1,26 milliard d’euros) augmentent de 159 millions d’euros, soit 15 % par rapport à janvier 2016, portées par des achats de légumes en hausse de 82 millions d’euros sur un an, notamment des tomates en provenance du Maroc.