« La hausse des cours des porcins, particulièrement dynamique, et, à un moindre titre, des volailles, du lait et des œufs ne peut compenser le repli de la plupart des productions végétales, à l’exception des oléagineux et des pommes de terre », souligne le ministère de l’Agriculture dans sa note d’Infos rapides mise en ligne le 29 novembre 2019.

Les céréales chutent

« Le rebond en octobre généré, d’une part, par des inquiétudes au sujet des récoltes dans l’hémisphère Sud et des prévisions tendues de stocks mondiaux de maïs et, d’autre part, par une demande dynamique adressée à la France, les prix des céréales restent en deçà des niveaux d’octobre 2018, tout en dépassant légèrement les cours moyens de 2014 à 2018. »

Toujours sur le marché des grains, les prix des oléagineux restent supérieurs à ceux de 2018, soutenus par une récolte de colza qui a chuté en France et dans l’Union européenne. Quant aux cours de la pomme de terre, ils se maintiennent malgré une légère baisse par rapport au mois précédent provoquée par l’annonce d’une production en hausse.

Les porcins font la course en tête

Le panorama semble meilleur du côté animal. Le prix du porc en octobre 2019 est supérieur de 30 % à son niveau moyen de 2014 à 2018 et d’octobre 2018. « Ils bénéficient de l’appel d’air à l’exportation insufflé par la demande chinoise, la consommation de viande porcine demeurant morose sur le plan intérieur », commente le ministère de l’Agriculture.

En revanche, les prix des autres animaux de boucherie (bovins, ovins et veaux) « continuent de stagner ou de fléchir en raison du manque de dynamisme de la consommation intérieure. Les prix de la volaille augmentent tandis que ceux des produits des animaux, comme le lait et les œufs, restent fermes. »

E.R.