Terres Univia, l’interprofession des huiles et protéines végétales, est « engagée aux côtés des acteurs publics et des professionnels pour porter une ambition forte en matière de souveraineté protéique », affirme Antoine Henrion, président de Terres Univia, dans un communiqué diffusé ce 7 juin 2021.

L’interprofession se mobilise

L’interprofession se dit « mobilisée pour répondre aux objectifs du plan protéines », qui représente une « formidable opportunité » pour ses filières. « Onze démarches territoriales sont actuellement menées pour développer et structurer les filières des protéines végétales impliquant les acteurs institutionnels et économiques », détaille Terres Univia. La structuration des filières et les investissements post-récoltes bénéficient d’une enveloppe de 50 millions d’euros du plan de relance.

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« Ces projets sont ancrés dans leurs territoires et impliquent de nombreux acteurs institutionnels et économiques : régions, directions régionales de l’alimentation, l’agriculture et la forêt, agences de l’eau, organisations professionnelles, structures de recherche, de développement et de formation, et acteurs économiques », précise l’interprofession.

Ils se découpent ainsi :

© Terres Univia
  • Arpeege : développer et sécuriser une complémentarité entre les productions végétales et animales, garante de l’autonomie alimentaire en associant, dans ce but, expérimentations et réflexions, de la recherche jusqu’au produit fini et au consommateur.
  • Capr : contribuer à l’autonomie protéique de la région Centre-Val de Loire pour la consommation humaine et animale.
  • Fileg : créer une filière de légumineuses à graines en Occitanie pour l’alimentation humaine et animale, durable et créatrice de valeur ajoutée, répartie équitablement sur tous les acteurs de la filière avec une dynamique de R&D.
  • Go Proteins : développer de la valeur ajoutée par la production et la valorisation de protéines, construire et animer un réseau d’acteurs vers un pôle de compétences « protéines » en Bourgogne-Franche-Comté, et capitaliser puis partager des connaissances et expériences.
  • Leggo : organiser les filières de légumineuses à graines pour l’alimentation sur le Grand Ouest, de la production à la distribution.
  • Legsecaura : acquérir des références technico-économiques sur la conduite des légumes secs en Aura pour une juste rémunération des productions ; consolider les connaissances et identifier les facteurs clés de la réussite de la culture des légumes secs.
  • Pacaleg : mettre au point de nouveaux produits alimentaires à base de légumineuses à graines afin d’inciter les entreprises de transformation à les fabriquer, et créer une demande locale en matières premières pour encourager les producteurs à poursuivre et améliorer leur production locale de légumineuses à graines.
  • Partage : activer les leviers pour rendre les systèmes de culture plus autonomes en azote.
  • Protéi-Na : augmenter l’autonomie protéique en Région Nouvelle-Aquitaine à l’échelle du territoire et des exploitations agricoles.
  • SOS Protein : augmenter l’autonomie protéique des élevages en Bretagne et dans les Pays de la Loire.
  • Projet en cours de structuration dans les Hauts-de-France.

« L’action interprofessionnelle pour développer les filières des protéines végétales en France porte sur le devant de la scène des engagements structurants et de long terme : valorisation et pérennisation de la production, appui à la recherche et à l’innovation, réponse aux grands défis du changement climatique, préservation de la biodiversité et de la durabilité des systèmes de production, » indique Laurent Rosso, directeur de Terres Univia et directeur général de Terres Inovia.

Un vaste programme de recherche

Cap Protéines, le volet de recherche, développement et innovation (RDI) du plan protéines (janvier 2021-décembre 2022) doté d’un budget de 55,5 millions d’euros dont 20 millions d’euros du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation dans le cadre du plan de relance, apportera l’appui technique dans chacun de ces territoires.

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« Piloté par Terres Inovia et l’Idele, l’institut de l’élevage, ce programme vise à donner aux agriculteurs les outils techniques et opérationnels pour la conduite de leurs cultures, explique Terres Univia. 100 000 producteurs sont mobilisés et plus de 800 essais sont programmés par an sur les oléoprotéagineux sur l’ensemble du territoire national métropolitain. »

Justine Papin