Dans une note de conjoncture, Agreste explique que, pour la laitue, la campagne d’hiver a débuté sur des cours soutenus par rapport à la moyenne quinquennale.

À l’automne, la demande a été suffisante pour « soutenir les cours face à une offre en retrait ». La période des fêtes de fin d’année a aussi dynamisé le marché de la salade, maintenant les prix au-dessus de la moyenne de 2014 à 2018 jusqu’en janvier 2020.

Le confinement déséquilibre le marché

En revanche, en février 2020, la demande « atone et le commerce morose » ont entraîné une chute des prix. Ils étaient donc en retrait par rapport à la campagne précédente.

« L’annonce du confinement à la mi-mars achève de déséquilibrer le marché », relate Agreste. L’organisme souligne ainsi que la demande s’est largement effondrée, même si « certaines petites structures » sont bien parvenues à écouler leur production (Amap et vente à la ferme).

La chaîne d’approvisionnement a également été perturbée en raison d’un manque de main-d’œuvre. Agreste remarque le développement de « nouveaux circuits de distribution » (paniers et commandes en ligne).

Toutefois, pour les exploitants dont la production était à destination de la restauration collective les difficultés persistent. « Les destructions au champ sont inévitables pour endiguer la baisse des cours », commente Agreste.

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La production recule

L’organisme précise tout de même qu’en mars 2020, les prix se sont maintenus « à des niveaux traditionnels à cette période, stables par rapport à la moyenne et 2 % au-dessus de ceux de mars 2019 ».

Dans ce contexte, les exportations ont ainsi largement reculé. Cependant, en cumul d’octobre 2019 à février 2020, les exportations (15 615 tonnes) sont en hausse de 34 % sur un an et les importations (42 450 tonnes) de 5 % sur un an.

Du côté de la production, au 1er avril 2020, Agreste estime les surfaces nationales en laitues de la campagne d’hiver 2019-2020, à 3 700 ha. Elles seraient donc en baisse de 3 % en glissement annuel. La production d’hiver (270 millions de têtes) afficherait une diminution de 6 % sur un an et de 26 % par rapport à la moyenne quinquennale.

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M.-A. B.