« La hausse du cours du blé qui s’annonce durable, conjuguée aux coûts de mise en place du plan de transformation de filière céréalière dans lequel les meuniers se sont engagés après les États-généraux de l’alimentation, pourrait fragiliser considérablement un grand nombre d’entreprises », s’inquiète Lionel Deloingce, président de l’ANMF (1), dans un communiqué le 14 août 2018. Les cours du blé semblent en effet s’établir au-dessus des 200 €/t sur Euronext, conséquence d’une récolte mondiale en baisse.

Faire avec l’hétérogénéité

Les pays européens grands producteurs de blé (Ukraine, Russie, Allemagne, Pologne…) sont doublement affectés par la chute de leur production et des problèmes de qualité. Selon l’ANMF, cela « devrait tendre le marché français et mettre la pression sur les prix à payer pour obtenir les qualités meunières ». Les premiers tests de panification révèlent une qualité technologique hétérogène, ce qui pourrait augmenter les coûts d’allotement pour les meuniers, ainsi que des surcoûts en formulation ou en achat de blés premium ou de force, plus riches en protéines.

H.P.

(1) Association nationale de la meunerie française.