Ces travaux, présentés dans la revue Science Advances, analysent la probabilité de périodes chaudes, sèches et de pluviosité excessive dans les prochaines années, autant de phénomènes exacerbés par la hausse de la température de la Terre et du niveau des océans.

« Des épisodes sans précédents »

Selon les chercheurs, l’accord de Paris devrait limiter la hausse mondiale des températures entre 2 et 3°C par rapport à l’ère préindustrielle. Mais un tel niveau « devrait entraîner une augmentation importante et étendue de la probabilité historique d’épisodes extrêmes sans précédents ».

« Nous avons déterminé que les humains ont accru la probabilité d’événements extrêmes, […] y compris plus de 50 à 90 % en Amérique du Nord, en Europe et dans l’est de l’Asie », poursuivent les chercheurs des universités américaines de Stanford, Columbia et Dartmouth College.

Des vagues de chaleur plus fréquentes

En vertu des engagements actuels, les vagues de chaleur sont cinq fois plus susceptibles de se produire dans une moitié de l’Europe et plus d’un quart de l’Asie. Et de fortes chutes de pluie sont trois fois plus probables dans plus d’un tiers de l’Amérique du Nord, de l’Europe et de l’est de l’Asie.

L’accord de Paris aspire à une réduction plus draconienne, avec un réchauffement contraint à 1,5 degré Celsius. Ce qui permettrait de limiter mais non d’éliminer le risque d’épisodes météo extrêmes, a relevé l’étude.

Risque de records

Environ 10 % de la plupart des régions resteraient exposées à un triplement de ces phénomènes. Et environ 90 % de l’Amérique du Nord, de l’Europe, de l’est de l’Asie et les régions tropicales « verraient une augmentation marquée du risque de records de chaleur, de pluviosité et/ou de sécheresse ».

« Même si ce niveau préférable était atteint, nous vivrions toujours dans un climat ayant une probabilité beaucoup plus importante de survenance d’événements d’ampleur inédite qu’aujourd’hui », a relevé Noah Diffenbaugh.

AFP