À l’approche d’un sommet des Nations unies à New York sur les systèmes alimentaires, le groupe suisse Nestlé a dévoilé un programme destiné à encourager dans sa chaîne d’approvisionnement une agriculture visant à « protéger et restaurer l’environnement, améliorer le niveau de vie des agriculteurs et renforcer le bien-être des communautés agricoles », a-t-il indiqué dans un communiqué le 16 septembre 2021.

Ce programme s’articule autour de trois axes, comprenant un volant d’assistance technique aux agriculteurs, un volant de soutien aux investissements et un volant de primes pour les matières premières issues de l’agriculture régénératrice.

Le groupe suisse, propriétaire notamment des dosettes de café Nespresso, des bouillons Maggi et des confiseries Smarties, entend ainsi contribuer à améliorer la biodiversité, préserver les sols, régénérer les cycles de l’eau et intégrer l’élevage.

Les deux tiers de ses émissions totales

« Nous souhaitons accroître notre soutien aux pratiques agricoles qui sont bénéfiques pour l’environnement », a déclaré Mark Schneider, son directeur général, cité dans le communiqué.

L’agriculture représente près des deux tiers de ses émissions totales de gaz à effet de serre, a reconnu le groupe suisse. Les produits laitiers et l’élevage représentent à eux seuls environ la moitié de ces émissions.

Parmi ses projets pour réduire ces émissions dans sa chaîne d’approvisionnement, Nestlé compte notamment travailler avec trente fermes laitières dans douze pays pour tester les pratiques d’agriculture régénératrice qui peuvent être mises en œuvre à plus grande échelle, a-t-il pris en exemple.

Nestlé compte également travailler avec les agriculteurs pour sélectionner et cultiver les variétés de légumineuses qui peuvent être utilisées dans les alternatives au lait.

L’agriculture régénératrice en question

Les grands noms de l’alimentation tels que Unilever, Danone ou General Mills mais aussi du luxe et de la mode ont tour à tour adopté ce terme méconnu du grand public d’agriculture régénératrice dans leurs communications sur leurs engagements environnementaux. Toutes visent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre dans leurs approvisionnements en matières premières agricoles. Mais il n’existe pas de charte commune, et chaque société définit ses propres critères.

AFP