À l’occasion de la conférence de presse du conseil spécialisé des grandes cultures et des marchés céréaliers de FranceAgriMer du 14 avril 2021, la Feb (Fédération des entreprises de boulangerie et de pâtisserie) a présenté les principaux résultats d’une nouvelle étude sur le comportement et la perception des Français vis-à-vis du pain.

Cette étude commanditée par la Feb et réalisée par l’institut QualiQuanti en février 2021 fait suite à une première analyse réalisée en 2015. L’objectif était donc de faire un point « 5 ans après », sous la forme d’une enquête auprès d’un panel de consommateurs.

Une perception du pain qui évolue

Selon cette enquête, le pain reste un aliment incontournable pour les Français, qui à 96 % se disent satisfaits de ce qu’ils achètent. Bien que la consommation soit en léger recul par rapport à 2015 (–6 %), le pain est toujours consommé quotidiennement (pour 60 % des Français à presque tous les repas) et la baguette de tradition fait office de favorite.

Le pain bio reste un achat occasionnel de même que le pain maison, qui bien que favorisé par le contexte sanitaire, « n’est pas une option si économique que cela », commente Magali Filhue, de la Feb.

Même si le goût, la fabrication artisanale et la fraîcheur constituent toujours des critères prédominants, de nouvelles attentes apparaissent :

  • Découverte de nouveaux types de pain ;
  • Origine française des céréales ;
  • Accessibilité en prix comme en lieux d’achat ;
  • Transparence des ingrédients utilisés ;

L’enquête révèle d’ailleurs que les Français sous-estiment l’origine française des blés pour la fabrication du pain.

De nouvelles attentes entendues par la filière

« Cette étude est importante pour la filière du blé, de la farine et du pain, notamment en matière de communication et d’information » indique Jean-Philippe Loiseau, président d’Intercéréales.

L’origine française des blés est un exemple de « vérité à rétablir », puisque la majorité des pains fabriqués en France sont issus de blés français. « Les 20 à 25 000 tonnes de blé importés chaque année servent essentiellement à la fabrication de pain bio », précise-t-il.

À l’écoute des nouvelles attentes des consommateurs, Intercéréales s’est déjà engagée dans la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) avec une accréditation depuis la fin de 2020. « Nous nous inscrivons dans une démarche de progrès et cela sur l’ensemble de la filière, y compris la seconde transformation », souligne le président d’Intercéréales.

La formation du personnel de boulangerie est aussi un point important : elle permettra de mieux informer les consommateurs sur l’origine des céréales et leur mode de production.

Charlotte Salmon