Dans un rapport publié cette semaine, la Rabobank estime qu’il faut rester « prudent quant à l’optimisme récent sur le marché des engrais azotés. Malgré la récente hausse des cours, il y a encore suffisamment de variables pour freiner cet enthousiasme. »

Dynamique à la hausse

Pour rappel, au cours des douze derniers mois, « les prix des engrais, et de l’azote en particulier, sont montés en flèche, avec une hausse de 25 % au quatrième trimestre de 2016 et au premier trimestre de 2017, suivie d’une baisse de 30 % jusqu’en mai 2017 ». En août et septembre, les prix de l’urée sont remontés. Mais, pour la Rabobank, cette dynamique pourrait ne pas durer… et les prix pourraient baisser à nouveau.

Offre supérieure à la demande

Selon la Rabobank, l’offre devrait continuer à être supérieure à la demande sur le marché mondial notamment grâce à des capacités de production prévues en hausse en 2018 aux États-Unis, en Russie, au Nigeria et en Indonésie. D’autant que « certains prix du gaz aux États-Unis et en Europe sont supérieurs aux prix de 2016, mais ont tout de même baissé en 2017, réduisant les coûts des matières premières pour les producteurs d’engrais. De plus, l’indice du dollar américain a connu une baisse significative depuis le deuxième trimestre de 2017, entraînant des importations moins chères pour les produits en dollars. »

Des facteurs baissiers bien présents

Concernant la demande d’engrais de la part des agriculteurs, la Rabobank estime que, vu le prix des produits agricoles, elle devrait rester modérée à court terme. À plus long terme, elle prévoit « que la demande de fertilisants en Europe, en Chine et dans d’autres régions d’Asie se stabilisera ». Le gouvernement chinois a annoncé récemment « un objectif de 30 % d’utilisation de nouveaux engrais d’ici à 2020, ce qui pourrait avoir un impact sérieux sur la demande mondiale » d’engrais azotés simples.

F.M.