La campagne 2016-2017, qui s’étend de mai à novembre 2017, s’est achevée sur des cours 25 % au-dessus de la moyenne des cinq dernières années. Un constat que publie le ministère de l’Agriculture dans une note Agreste, le 21 février 2018.

En septembre 2017, la nouvelle récolte de chicons présentait un retard de deux semaines, non sans impact sur la commercialisation. Car la demande était tonique, entraînant donc des cours en hausse de 19 % par rapport à la moyenne des campagnes 2012 à 2016.

« La fermeté des cours s’est maintenue malgré l’inflexion des prix en octobre et novembre à la suite de la montée progressive de la production », précise le ministère. En janvier, les tarifs sont 17 % au-dessus de ceux de 2017 à la même période, et même 20 % par rapport à la moyenne de 2012 à 2016.

Le commerce extérieur reste excédentaire. Les exportations, essentiellement vers l’Allemagne, l’Italie et la Belgique, représentent en moyenne chaque mois 10 % de la production mensuelle. Sur les 5 premiers mois cumulés de la campagne, l’excédent commercial s’est réduit de 30 % sur un an.

Production plus tonique

Selon les estimations du 1er février 2018, 8 980 ha de racines d’endives sont implantés, un chiffre stable sur un an, et en repli de 8 % par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes. Quelque 244 150 tonnes de racines ont été produites au cours de la campagne 2017-2018, soit une hausse de 3 % sur un an, et un repli de 10 % par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes.

Côté chicons d’endives, des estimations prévoient 153 100 tonnes récoltées entre septembre 2017 et août 2018, soit un recul de 2 % sur un an et de 12 % par rapport à la moyenne 2012-2016.