La recharge des nappes, qui s’est terminée entre mi-mars et fin avril 2020, a été « nettement supérieure à la moyenne », selon le bulletin hydrologique du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) publié le 13 mai 2020.

Des pluies efficaces en automne et en hiver

Ce bon rechargement est dû à des « pluies efficaces précoces et conséquentes » qui ont généré « des niveaux particulièrement hauts sur certaines nappes en mars 2020. »

La recharge avait débuté précocement, dès octobre 2019, et les pluies efficaces de l’automne et de l’hiver ont été abondantes. Elle s’est terminée à la mi-mars, en raison de « l’absence de précipitation notable, la reprise de végétation et l’augmentation de l’évapotranspiration ».

« La vidange est amorcée »

La situation se dégrade lentement depuis, notamment sur les nappes réactives. « En avril 2020, la vidange est amorcée, et les tendances sont généralement à la baisse, note le BRGM. Les nappes les plus inertielles du bassin parisien sont toutefois encore en légère hausse, mais termine leur recharge courant avril. »

Sur le pourtour méditerranéen, les pluies excédentaires de fin avril ont permis aux niveaux de se stabiliser voire de s’orienter à la hausse.

Situation satisfaisante dans l’ensemble

« La situation reste satisfaisante, avec des niveaux autour de la moyenne à hauts sur une grande partie du territoire », souligne le BRGM. La situation est moins favorable sur les nappes de la plaine d’Alsace, du couloir de la Saône et du Rhône et du Massif Central.

« Les événements pluviométriques exceptionnels annoncés en mai pourraient permettre de ralentir ou d’interrompre la vidange et d’améliorer les situations notamment sur les nappes réactives », estime-t-il par ailleurs.

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J.P.