« En septembre, la vidange continue sur une grande partie des nappes et les niveaux restent globalement en baisse », indique le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son bulletin de situation hydrogéologique du 1er octobre 2021. « Ce phénomène est habituel durant l’été et le début de l’automne. Tant que la végétation ne se met pas en dormance, les précipitations génèrent rarement des pluies efficaces permettant de recharger les nappes, l’eau réussissant à s’infiltrer dans les sols étant entièrement reprise par la végétation. »

Satisfaisante sur une grande partie du territoire

En septembre, la situation des nappes évolue peu comparativement au mois précédent. Elle est globalement très satisfaisante, avec des niveaux comparables à au-dessus des moyennes mensuelles pour certaines nappes :

  • Les nappes des alluvions de la Saône amont et de ses affluents enregistrent des niveaux hauts, faisant suite aux fortes recharges de mai, juin et juillet ;
  • La nappe de la craie champenoise affiche des niveaux hauts, conséquences d’une bonne recharge hivernale et d’un mois de juillet très arrosé ;
  • Les nappes alluviales de la Garonne aval et de la Dordogne observent des niveaux hauts car elles ont profité d’une forte recharge hivernale et ont été soutenues par les apports pluviométriques de mai à juillet.
  • Sous la moyenne des mois de septembre pour d’autres.

Certaines nappes montrent des situations moins favorables, avec des niveaux sous les moyennes de tous les mois de septembre, nécessitant une surveillance renforcée :

  • Les nappes des cailloutis pliocènes de la Bourgogne-Franche-Comté enregistrent des niveaux modérément bas, du fait de plusieurs recharges hivernales successives déficitaires que les apports exceptionnels du début d’été n’ont pas permis de combler ;
  • Les nappes alluviales de l’Adour et du gave du Pau observent des niveaux modérément bas mais stables, laissant présager le début de la recharge ;
  • Certaines nappes alluviales, des formations complexes et karstiques du Roussillon, des régions montpelliéraine et nîmoise, de la Provence et de la Corse ont bénéficié d’apports pluviométriques en septembre mais ont toujours des niveaux modérément bas à bas ;
  • Les niveaux des nappes alluviales de la Corse enregistrent des niveaux modérément bas.

Prévisions pour octobre

« Les prévisions de Météo-France sur les mois d’octobre, novembre et décembre indiquent un scénario probablement proche des normales pour les températures sur l’ensemble du territoire. Aucun scénario n’est privilégié pour les précipitations », informe encore le BRGM.

Ainsi selon le BRGM, en octobre, la situation des nappes pourrait commencer à s’améliorer sur les secteurs arrosés abritant des nappes réactives, et demeurer relativement similaire à celle d’octobre sur les nappes très inertielles.

« La situation des nappes devrait donc rester très satisfaisante sur une grande partie du territoire, conclut ce dernier. Elle est à surveiller sur les nappes du sud-est de la France ainsi que sur les nappes de l’Adour et du gave du Pau, notamment en cas d’absence de précipitations et de fortes sollicitations des eaux souterraines. »

Céline Fricotté