Le dernier bulletin du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), publié le 12 avril 2021, informe que la situation des nappes en mars 2021 « est satisfaisante sur une grande partie du territoire, avec des niveaux modérément bas à hauts ». Le niveau des nappes réactives se dégrade cependant, en raison de l’absence de pluies notables ces dernières semaines.

Le mois de mars marque ainsi la fin de la période de recharge et la bascule vers la vidange est « un peu précoce », juge le BRGM.

Recharges hivernales excédentaires

« Les déficits pluviométriques de ces dernières semaines sont survenus après une recharge hivernale très excédentaire des nappes. Les conséquences sur les niveaux dépendent de la sensibilité des nappes à cette sécheresse météorologique. Ainsi, la situation s’est dégradée à la fin de l’hiver sur les nappes réactives mais est restée constante sur les nappes inertielles », indique le bulletin.

L’état des nappes alluviales et karstiques des régions montpelliéraine, nîmoise, de la Provence et des Alpes du Sud ainsi que les nappes profondes des couloirs du Rhône, de la Saône et du Sundgau est moins favorable, avec des niveaux modérément bas à bas.

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En avril, la pluie se fait attendre

« Sur les nappes réactives (alluvions récentes, calcaires du Jurassique et du Crétacé, socle de

Bretagne et du Massif central), les tendances du mois d’avril dépendront des cumuls

pluviométriques, de l’évapotranspiration et/ou de la reprise de la végétation », prévoit le BRGM.

Au nord, la baisse des températures au début d’avril a ralenti la reprise de la végétation, et donc la consommation en eau, et des précipitations pourraient entraîner un épisode de recharge complémentaire. En l’absence de pluies, les tendances devraient rester à la baisse.

Au sud, « Météo-France prévoit des conditions sèches sur la période d’avril à juin », ajoute le BRGM. Si le déficit hydrique se poursuit, l’état des nappes réactives continuera à se dégrader. La situation pourrait devenir tendue sur les nappes karstiques et alluviales des régions de Montpellier, Nîmes, en Provence et dans les Alpes du Sud. « Le début précoce des campagnes d’irrigation pourrait influencer la situation des nappes, les effets commençant à se faire sentir en mars dans certains secteurs », explique le bulletin.

Justine Papin